Vianney - 2010-02-20 11:39:17
Même remarque...
...qu’à Anton : je ne me prononce pas sur l’opportunité de saborder les derniers états catholiques, en fonction de l’état de la société. Non, je vérifie simplement, à l’aide du critère recommandé par saint Paul dans sa lettre aux Galates, si ceux qui prétendent m’imposer la doctrine de Vatican II comme catholique sont fondés à le faire et, sur la base des textes eux-mêmes, je conclus par la négative.
Vous avez en partie raison, il est visible que beaucoup de ces textes sont flous, aussi flous que les intentions “pastorales” qui ont servi à les promulguer : ce n’est pas ce qui permet d’en démontrer l’autorité, loin de là, mais c’est en grande partie cela qui a permis de les faire passer, et qui explique que la plupart des catholiques sont encore aujourd’hui abusés.
Seulement, à bien y regarder, Dignitatis Humanæ n’est pas toujours flou. Et quand il est précis, c’est l’erreur qu’il affirme. Le point décisif, c’est qu’il se réclame de la Révélation. Cette partie du document avait été confiée au R.P. Congar : il a reconnu lui-même, après coup, que rien dans l’Ecriture Sainte ne confirmait un quelconque droit à la liberté religieuse. Restait le deuxième témoin de la Révélation, à savoir la tradition catholique : mais là encore, Pie IX le souligne lui-même dans Quanta Cura, ce prétendu “droit” soi-disant lié à la nature humaine n’a jamais été reconnu ni par les enseignements pontificaux, ni par les Pères de l’Eglise.
En d’autres termes, c’est une innovation, et une innovation contraire à l’enseignement antérieur. Mais Jésus n’a jamais donné à personne le droit d’innover en matière doctrinale : tous les enseignements de l’Eglise reposent, directement ou indirectement, sur l’enseignement de Dieu aux apôtres. C’est donc, en cela, une nouvelle religion qui est née à Vatican II, même si ses promoteurs n’en sont pas tous parfaitement conscients, à l’instar des évêques plus ou moins gagnés à l’arianisme à l’époque de saint Athanase. Comme eux, certains reviendront sans doute à la doctrine catholique, mais il est à prévoir que d’autres s’obstineront, comme le malheureux Lamennais. Une seule certitude, confirmée par toute l’histoire des hérésies : la confusion ne règnera pas indéfiniment dans l’Eglise, la vérité y sera à nouveau confessée dans son entièreté. Mais Dieu seul sait quand et comment.
V.