Votre contresens pas le mien
Anton -  2010-02-20 00:07:19

Votre contresens pas le mien

Mais où, franchement, avez-vous donc bien pu lire que j'aie interdit que la liberté de conscience "s'actualise en acte" pour certains ? Ce serait parfaitement illogique de reconnaître à quelqu'un la liberté de conscience mais de lui interdire de pratique la religion qu'il a en conscience choisie ! Là, je rejoins Origenius, ce serait la quadrature du cercle. Ensuite, j'ai failli me laisser prendre par cet extrait.

... La liberté religieuse demande, en outre, que les communautés ne soient pas empêchées de manifester librement l’efficacité singulière de leur doctrine pour organiser la société et vivifier toute l’activité humaine. La nature sociale de l’homme, enfin, ainsi que le caractère même de la religion, fondent le droit qu’ont les hommes, mus par leur sentiment religieux, de tenir librement des réunions ou de constituer des associations éducatives, culturelles, caritatives et sociales.

Le paragraphe lui donne un sens quelque peut différent.

4. La liberté ou immunité de toute contrainte en matière religieuse qui revient aux individus doit aussi leur être reconnue lorsqu'ils agissent ensemble. Des groupes religieux, en effet, sont requis par la nature sociale tant de l'homme que de la religion elle-même. Dès lors, donc, que les justes exigences de l'ordre public ne sont pas violées, ces groupes sont en droit de jouir de cette immunité afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes, honorer d'un culte public la Divinité suprême, aider leurs membres dans la pratique de leur vie religieuse et les sustenter par un enseignement, promouvoir enfin les institutions au sein desquelles leurs membres coopèrent à orienter leur vie propre selon leurs principes religieux. Les groupes religieux ont également le droit de ne pas être empêchés, par les moyens législatifs ou par une action administrative du pouvoir civil, de choisir leurs propres ministres, de les former, de les nommer et de les transférer, de communiquer avec les autorités ou communautés religieuses résidant dans d'autres parties du monde, d'édifier des édifices religieux, ainsi que d'acquérir et de gérer les biens dont ils ont besoin. Aux groupes religieux appartient, de même, le droit de ne pas être empêchés d'enseigner et de manifester leur foi publiquement, de vive voix et par écrit. Mais dans la propagation de la foi et l'introduction des pratiques religieuses on doit toujours s'abstenir de toute forme d'agissements ayant un relent de coercition, de persuasion malhonnête, ou simplement peu loyaux, surtout s'il s'agit des gens sans culture ou sans ressources. Une telle manière d'agir doit être regardée comme un abus de son propre droit et une entorse au droit des autres. La liberté religieuse demande, en outre, que les groupes religieux ne soient pas empêchés de manifester librement l'efficacité singulière de leur doctrine pour organiser la société et vivifier toute l'activité humaine. Dans la nature sociale de l'homme, enfin, ainsi que dans le caractère même de la religion se trouve le fondement du droit qu'ont les hommes, mus par leur sentiment religieux, de tenir librement des réunions ou de constituer des associations éducatives, culturelles, caritatives et sociales.

surtout si on lit en gardant à l'esprit le préambule:

C'est pourquoi, tout d'abord, le Concile déclare que Dieu a Lui-même fait connaître au genre humain la voie par laquelle, en Le servant, les hommes peuvent obtenir le salut dans le Christ et parvenir à la béatitude. Cette unique vraie religion, nous croyons qu'elle subsiste dans l'Eglise catholique et apostolique à qui le Seigneur Jésus a confié le mandat de la faire connaître à tous les hommes, lorsqu'il dit aux apôtres: "Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit" (Mt. 28, 19-20). Tous les hommes, d'autre part, sont tenus de chercher la vérité, surtout en ce qui concerne Dieu et son Eglise; et, quand ils l'ont connue, de l'embrasser et de lui être fidèles.

Donc, aprés avoir écrit, ce parquoi je débute mon post, vous citant mis en référence de lien. Il me semble que vous faites un contre sens, dû à la méthode, ne choisissant dans le texte que ce qui semble vous donner raison. Enfin je vous remercie de ceci:

Fuero avant la modification : art. 6 § 1 : "La profession et la pratique de la Religion Catholique, qui est celle de l'Etat Espagnol, jouiront de la protection officielle." Fuero après la modification : art. 6 § 1 : "La profession et la pratique de la Religion Catholique, qui est celle de l'Etat Espagnol, jouiront de la protection officielle."

Qui est différent de celà qui donnait entendre autre chose:

Fueros de los Espanoles, loi fondamentale de l'Etat espagnol, 17 juillet 1945 : art. 6 § 1 : "La profession et la pratique de la Religion Catholique, qui est celle de l'Etat Espagnol, jouiront de la protection officielle." art. 6 § 2 : "Personne ne sera inquiété pour ses croyances religieuses, ni pour l'exercice privé de son culte. Il ne sera pas permis d'autres cérémonies, ni d'autres manifestations extérieures que celles de la Religion Catholique." Voilà un état doué d'une constitution catholique, approuvée à l'époque par le Saint Siège, et conforme à l'enseignement de l'Eglise pendant 2000 ans. Et voilà qui n'est plus compatible avec Dignitatis Humanae (ce pourquoi d'ailleurs, malheureusement, le Fuero fut révisé en 1967)

Donc c'est le paragraphe 6-2 seulement qui fut modifié. Remarque: de citer les choses de manière incomplète comme vous l'aviez fait conduit certains à ce genre de réaction: Cet exemple sur les deux articles cités de la constitution espagnole sont particulièrement parlants, en effet. Alors que la modification ne porte que sur un des articles. Mais la encore aprés avoir écrit ce qui débute ce post, qu'avez vous à dire. Mais si la religion catholique est la seule, à avoir un droit naturel à la liberté, du fait que des états non catholiques reconnaissent, la la liberté des consciences, aprés avoir écrit, encore ce que vous avez écrit, cité en début de post ou est le problème? D'autre part la loi cadre espagnole, devrait être modifiée, aujourd'hui. Comment la religion catholique, peut-elle encore être, la Religion définie dans la loi cadre d'un état, qui pratique l'avortement et particulièrement l'Espagne. Il m'étonnerait que survienne des politiciens ou des clercs pour demander cette modification, sous prétexte que la loi sur l'avortement, n'est pas conforme à 6-1, ou mieux soyons d'accord à l'enseignement catholique traditionnel. Vous comprendrez donc l'enjeu d'une mauvaise lecture des textes de Vatican II. Il n'y a pas de meilleur exemple pour montrer que ces modifications ne sont pas faites au nom de Vatican II, mais pour servir d'autres intérêts. Surtout encore une fois, quand un état, dans sa loi cadre, définit la religion catholique comme religion de l'état, et permet la pratique de l'avortement. Cordialement.