nous avons un pèlerinage commun avec les musulmans...Ephèse. (Origénius)
Qu'il y ait un même lieu de pèlerinage pour les chrétienss et pour les musulmans, cela ne pose pas de problème. Ce qui pose un problème c'est que ce pélerinage soit "commun". Comment concilier le Christ-Dieu avec le sous-prophète que l'Islam en fait? Comment concilier une chose et son contraire? Que trouvez-vous de "commun" aux deux récits du miracle d'Ephèse? En dehors du lieu et de quelques rares points de ressemblances dans le récit, il y a de fortes contradictions:Pour les chrétiens Selon Jacques de Voragine dans la Légende dorée, cette histoire se déroule au temps de la persécution de l'empereur Dèce (règne de 249 à 251) contre les chrétiens. Sept officiers du palais, originaires de la ville d'Éphèse, sont ainsi accusés : il s'agit de Maximien, Malchus, Marcien, Denys, Jean, Sérapion et Constantin. Alors que l'empereur est en voyage, ils distribuent leurs biens aux pauvres et se réfugient dans la montagne voisine. L'empereur, à son retour, fait rechercher les sept chrétiens. Ceux-ci, prenant leur repas du soir, tombent mystérieusement endormis : c'est dans cet état qu'ils sont découverts. Dèce les fait alors emmurer dans leur cachette. Et c'est en 418, qu'un maçon ouvre par hasard la grotte où sont enfermés les Sept Dormants. Ceux-ci se réveillent, inconscients de leur long sommeil. Aussitôt, l'empereur Théodose II accourt, et voit dans le miracle une preuve contre ceux qui nient la résurrection des morts. Pour les musulmans Dans l’islam, le récit de la 18e sourate du Coran évoque le récit de Jeunes Dormants, et prend à contre-pied la légende chrétienne. Ni l'endroit de la caverne ni leur nombre ne sont spécifiés et le coran y condamne les ont-dits. Ils sont demeurés dans une caverne en compagnie de leur chien durant 309 ans lunaires, ce qui correspond à 300 ans solaires[1]. Ils décident d'y demeurer car la société oppressive et corrompue selon la foi pure au Dieu unique leur refuse le droit à la libre pensée et à la libre pratique religieuse. Ils ne se doutent pas cependant que le temps qui s'écoule en dehors est si long.
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