La question de la conscience erronée
Vianney - 2010-02-18 09:49:03
La question de la conscience erronée
Suivant le droit catholique, quelqu’un qui est de bonne foi dans l’erreur doit suivre sa conscience, mais ce droit n’est pas opposable aux tiers de façon inconditionnelle.
Mettons que je sois le directeur d’un établissement scolaire, et que le candidat à un poste de professeur de mathématique soutienne obstinément devant moi que 2 + 2 font 5. Il est possible qu’il soit de bonne foi. Mais mon devoir n’est pas de l’engager comme professeur, il est même tout l’opposé. Et tant pis si l’intéressé se retrouve sans travail.
De même, personne n’a le droit d’obliger votre musulman à se convertir au catholicisme. Mais, même si Vatican II prétend le contraire, un État catholique a le droit (et même le devoir, nous rappelle Pie IX, sauf si la tranquillité publique s’y oppose) de l’empêcher de propager ses erreurs, quand bien même c’est sa conscience (erronée) qui le pousse à convertir les autres à sa fausse religion.
V.