Je note que mes frères de la Fraternité Saint Pie X manient facilement la contradiction sans s'en rendre compte (enfin, je l'espère !) Par exemple, ils nous parlent de RUPTURE dans la Tradition de l'Eglise après Vatican II. Mais en même temps il ne peut s'agir pour eux (et je les rejoins)d'un concile "dogmatique", seulement d'un concile œcuménique... S'il ne s'agit pas d'un concile dogmatique, il n'y a donc eu aucun "dogmes" nouveaux ou anciens de modifiés ou de supprimés, non ?... Il s'agit donc bien de la même Église : par définition il n'y a pas pu y avoir rupture !
Le problème de Vatican II c'est qu'il ne s'est pas voulu dogmatique, mais en revanche il est appliqué (presque) toujours dans le sens inverse à la Tradition et comme s'il s'agissait d'un concile revêtu du caractère d'infaillibilité. Paul VI a même écrit une lettre datée du 29 juin 1975 dans laquelle il écrit que le concile Vatican II "ne fait pas moins autorité, (...) est même sous certins aspects plus importants que celui de Nicée" Lettre à Mgr Lefebvre citée par Mgr Tissier de Mallerais dans "Marcel Lefebvre" P. 509.Donc, il faudrait plutôt dire que certains ennemis de l'Eglise catholique se sont emparés de l'idée du concile pour y faire passer des idées parfois étrangères à la Tradition non dans les textes du concile MAIS localement dans les églises, conformément à ce que dit Paul VI lui-même : "les fumées de Satan se sont introduits dans l'Eglise" . Mais c'est peut-être encore trop difficile de reconnaitre que Paul VI a essayé de mener de sauver la barque comme il a pu?
Et oui, Paul VI a fait, dit et écrit beaucoup de choses... Si les textes du Concile n'avaient pas contenus les éléments pour une utilisation anti-traditionnelle, le "CONTRE-SYLLABUS" (Cardinal Ratzinger) que représentent "Gaudium et Spes", "Dignitatis Humanae" ou "Nostra Aetate" auraient depuis longtemps été rejetés. Or, non seulement ils ne le sont pas, mais au contraire ils sont devenus le socle sur lequel la hiérarchie ecclésiale au plus haut niveau mène le dialogue inter-religieux.