orthographe, histoire et ecclésiologie
Luc Perrin -  2010-02-14 14:06:23

orthographe, histoire et ecclésiologie

"Un coup d'oeil sur l'état religieux du monde fera sentir l'urgence de cette prière. Un tiers à peine des hommes connait Jésus Christ, et parmi eux, la moitié seulement appartient à l'Eglise catholique. L'autre moitié comprend : - Les Eglises orientales dissidentes (j'ai vérifié, il y a bien une majuscule à "Eglise"), dites Orthodoxes (...) - Les Eglises protestantes (et là encore, j'ai vérifié, il y a une majuscule dans le texte)(...) " missel de 1961 cité par Mme Philippeg 1. l'orthographe : Heureusement qu'il y a une majuscule, sinon ce serait une grossière faute d'orthographe, amenant à confondre un bâtiment avec une institution. C'est une faute fréquente chez les étudiants de nos jours, les catholiques inclus, ne pas mettre de majuscule. 2. histoire de la prière pour l'Unité des chrétiens : Signalons que l'essor de la Prière pour l'unité des chrétiens doit beaucoup à l'abbé Paul Couturier (1881-1953), mort avant Vatican II. Pour la difficile participation des catholiques au mouvement oecuménique avant Vatican II, on renvoie à la thèse ancienne déjà d'Etienne Fouilloux, Les catholiques et l'unité chrétienne, Centurion, 1982. Attention à ce qu'on met sous le mot "oecuménisme" : il y a des acceptions différentes et des conflits d'interprétation là aussi. 3. ecclésiologie et terminologie : La Note de la CDF, signée Levada et Amato, publiée le 10 juillet 2007, Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine de l’Eglise, répond aux questions 4 et 5 sur cette terminologie : "Quatrième question : Pourquoi le Concile oecuménique Vatican II attribue-t-il le nom d’Eglise aux Eglises orientales séparées de la pleine communion avec l’Eglise catholique ? Réponse : Le Concile a voulu assumer l’usage traditionnel de ce nom. Puisque ces Eglises, bien que séparées, ont de vrais sacrements, surtout en vertu de la succession apostolique : le sacerdoce et l’eucharistie, qui les unissent intimement à nous, elles méritent le titre d’Eglises particulières et locales, et sont appelées Eglises sœurs des Eglises particulières catholiques. Ainsi donc, par la célébration de l’Eucharistie du Seigneur en chaque Eglise particulière, l’Eglise de Dieu s’édifie et grandit. Cependant, étant donné que la communion avec l’Eglise catholique, dont le Chef visible est l’Evêque de Rome et Successeur de Pierre, n’est pas un complément extérieur à l’Eglise particulière, mais un de ses principes constitutifs internes, la condition d’Eglise particulière dont jouissent ces vénérables Communautés chrétiennes souffre d’une déficience. Par ailleurs, la plénitude de la catholicité propre à l’Eglise, gouvernée par le Successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui, est entravée dans sa pleine réalisation historique par la division des chrétiens. Cinquième question : Pourquoi les textes du Concile et du Magistère postérieur n’attribuent-ils pas le titre d’Eglise aux Communautés chrétiennes nées de la Réforme du XVI siècle ? Réponse : Parce que, selon la doctrine catholique, ces Communautés n’ont pas la succession apostolique dans le sacrement de l’ordre. Il leur manque dès lors un élément essentiel constitutif de l’Eglise. Ces Communautés ecclésiales, qui n’ont pas conservé l’authentique et intégrale réalité du Mystère eucharistique, surtout par la suite de l’absence de sacerdoce ministériel, ne peuvent être appelées Eglises au sens propre selon la doctrine catholique."