Je n'adhère que très partiellement...
Pétrarque - 2010-02-14 12:59:38
Je n'adhère que très partiellement...
... à "l'herméneutique de la continuité", dont je sais qu'elle est chère au Saint-Père.
Qu'importe...
De même que, dans un registre similaire, je n'adhère pas du tout à l'idée d'une "réforme de la réforme"...
Il y a évidemment rupture entre avant le concile et après le concile, cela me paraît difficile d'affirmer le contraire. Et ce, précisément parce que, contrairement à ce que Rome essaye de faire accroire, les textes du concile ont bien été rédigés dans un esprit -sinon de rupture- disons de nouveauté.
Pour vous en persuader, lisez Congar, Chenu, Paul VI lui-même et tous les grands acteurs de Vatican II, vous verrez que l'idée de continuité entre le Magistère antérieur et les errements post-conciliaires ne tient pas deux secondes.
En dehors des autorités ecclésiastiques, lisez la chronique d'Henri Fesquet dans Le Monde durant tout le concile, organe particulièrement bien renseigné sur l'état d'esprit de la majorité novatrice quand il ne l'inspire pas directement, et vous verrez bien qu'on se situe dans un état d'esprit qui n'a rien de traditionnel.
La liberté religieuse et l'oeucuménisme n'étant que les parties émergées de l'iceberg.
C'est séduisant, je ne dis pas, ça peut être compris comme un retour à la Tradition, mais ça ne peut pas résister à l'examen des textes.