Un pape digne de ce nom et vrai successeur de Pierre ne peut pas déclarer qu’il se donnera à l’application du concile et de ses réformes. Il se met, par le fait même, en rupture avec tous ses prédécesseurs et avec le concile de Trente en particulier.
Il faut bien comprendre que ce n’est pas une question de sympathie à l’égard des personnes concernées, ou de la plus ou moins bonne volonté de celles-ci. Benoît XVI, comme ses prédécesseurs, considère toujours l’application de Vatican II comme une de ses tâches prioritaires, il l’a proclamé aux cardinaux le lendemain de son élection :Moi aussi, par conséquent, alors que je m’apprête au service qui est celui du successeur de Pierre, je veux affirmer avec force la ferme volonté d’avancer dans la tâche de mise en œuvre du concile Vatican II (...)
Voilà, à mon avis, le critère objectif à prendre en considération. V.