Pourtant, vous constaterez que si Saint Basile a rompu la communion avec son évêque "moderne" qui ressemble comme 2 gouttes d'eau à beaucoup d'évêques actuels, il n'a pas rompu la communion avec le Pape, pierre fondatrice de l'Eglise, ni avec les autres évêques "nicéens".
La question que je me pose, quant à moi, est de savoir où se trouvent aujourd’hui les évêques “nicéens”, et surtout pourquoi, depuis Paul VI, on ne somme plus les évêques et les prêtres enseignant l’hérésie de se rétracter. Surtout quand on sait que le pape Honorius a été excommunié par l’Eglise après sa mort pour avoir seulement, en une occasion, manqué de vigilance sur ce point... Le cas de Mgr Lefebvre n’est pas unique dans l’histoire de l’Eglise. J’ai rappelé ailleurs l’attitude de plusieurs évêques face aux concessions inadmissibles du pape Pascal II à l’empereur. Ils le menaçaient explicitement de se soustraire à son obédience s’il ne se retractait pas. Or, non seulement ces évêques n’ont pas ni blâmés ni encore moins traités de schismatiques par Pascal II, mais celui-ci leur a donné satisfaction, et plusieurs d’entre eux ont été ultérieurement canonisés par l’Eglise ! Je souligne que les concessions de Pascal II portaient uniquement sur l’investiture des évêques. Question qui, pour grave qu’elle soit au regard de la constitution divine de l’Eglise, n’est tout de même pas de la même importance, sur le plan de la foi, que plusieurs des innovations conciliaires et post-conciliaires. Si des évêques ont jugé bon à l’époque d’agir de la sorte, il me semble donc qu’à plus forte raison, Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer ont eu de bonnes raisons de s’inspirer de leur exemple. Je trouve seulement regrettable que Jean-Paul II n’ait pas suivi l’exemple de Pascal II... V.