Essayons de pratiquer la fraternité entre catholiques traditionnels.
Scrutator Sapientiæ - 2010-02-11 23:08:39
Essayons de pratiquer la fraternité entre catholiques traditionnels.
Bonsoir,
Il se fait tard, et pour nous tous, je ne vais donc pas développer quoi que ce soit de bien long, mais le titre de ce message est suffisamment explicite quant à mes intentions.
L'un de ses "principaux collaborateurs" m'en parlait encore, il n'y a pas un quart d'heure : je plaisante, bien sûr, mais pas lui : en effet, le diable se rit de nos divisions, et plus encore d'une grande partie de nos manières de les exprimer.
Je ne sais s'il faut dire "arrêtez !" ou "arrêtons !" :
- d'une part, je n'ai jamais vraiment commencé à m'exprimer de cette manière là, notamment contre des catholiques traditionnels (quand je dis : de cette manière là, je pense surtout à certains échanges situés le long de ce fil) ;
- d'autre part, je suis convaincu que tous ceux qui sont catholiques traditionnels, depuis bien plus longtemps que moi, auront toujours plus de raisons que moi de s'exprimer comme ils s'expriment ;
- enfin, j'ai bien conscience du fait que les raisons les plus solides de s'exprimer ainsi pèsent de bien peu de poids, face à ce qui se produit, en ce moment même, à quelques dizaines de kilomètres du salon bien chauffé, bien éclairé, dans lequel je frappe sur mon clavier.
Partout où l'on a faim et soif, partout où l'on a froid, partout où l'on souffre, l'on a faim et soif de la bienveillance et de la fraternité qui semblent parfois avoir vraiment beaucoup de mal à se manifester, dans le cadre de certains de nos échanges.
Je n'ai jamais pensé que le positionnement canonique "des uns" était satisfaisant, ni que le positionnement doctrinal "des autres" était satisfaisant.
Compte tenu de la complexité du dossier, ma formulation est probablement inappropriée, et au vu de la réactivité des parties en présence, je ne peux même pas exclure que les uns et les autres me tombent dessus, pour une fois réunis, mais à bras raccourcis...
Mais je vous assure que nous avons tort de "sur-réagir" comme nous le faisons, les uns au contact des arguments des autres ; peut-être manquons-nous d'amour envers les autres et d'humour envers nous-mêmes, mais la situation des uns et des autres, et de l'Eglise, en général, n'est guère propice à l'humour, je le reconnais volontiers.
Il n'est pas dans mon intention de sombrer dans le "bisounoursisme" échevelé, mais il est bien question de souhaiter, non sans candeur, la Paix dans le Christ, à tous ceux qui tirent parti de leur activité, de quelque côté de quelque barrière que ce soit, pour répandre autour d'eux toujours plus de chaleur et de douceur chrétiennes, mais je n'ai pas dit de fadeur, ni de tiédeur, ni de dureté, ni de mollesse.
Bonne nuit à tous ; puissions-nous ne pas avoir entre nous des divergences inextricables qui risqueraient de finir par nous rendre irréconciliables.
Scrutator Sapientiae.