Il n’est pas question de simples croyants
Vianney -  2010-02-08 10:00:49

Il n’est pas question de simples croyants

...qui cherchent la vérité, dans la pensée de saint Jean et de Pie XI, mais de représentants qualifiés des fausses religions avec lesquels parvenir “à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle”. Encore une fois, il faut se reporter aux textes, par exemple l’extrait que Castille vient de reproduire :

Convaincus qu'il est très rare de rencontrer des hommes dépourvus de tout sens religieux, on les voit nourrir l'espoir qu'il serait possible d'amener sans difficulté les peuples, malgré leurs divergences, religieuses, à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle. C'est pourquoi, ils se mettent à tenir des congrès, des réunions, des conférences, fréquentés par un nombre appréciable d'auditeurs, et, à leurs discussions, ils invitent tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ, et même ceux qui, par malheur, se sont séparés du Christ ou qui, avec âpreté et obstination, nient la divinité de sa nature et de sa mission. De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu'elles s'appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s'égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l'athéisme. La conclusion est claire: se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c'est s'éloigner complètement de la religion divinement révélée.

Remarquez en passant que Mortalium Animos parle aussi des “infidèles en tout genre” et pas seulement des chrétiens dissidents : signe que les principes rappelés valent aussi pour eux (et comme je le soulignais : à plus forte raison). Quand je lis que “les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance”, je ne peux m’empêcher de constater que c’est le discours qu’on nous tient actuellement à tous les échelons de la hiérarchie : or Pie XI en parle comme d’une “théorie erronée”... Remarquez que, même avec de simples adeptes des fausses religions, il faut se montrer très prudent quand on aborde les questions religieuses. Dans mon enfance, on nous déconseillait avec raison de discuter avec les Témoins de Jéhovah, car nous étions la plupart dans la situation de débutants face à des professionnels de la discussion : combien ne se sont pas laissés prendre à leur arguties ? V.