Le rapport que je vois pour ma part...
Vianney - 2009-10-09 00:16:06
Le rapport que je vois pour ma part...
...entre la recommandation de saint Paul et la discussion que vous avez eue avec Glycera, c’est que l’obéissance (vertu morale) ne peut jamais constituer un obstacle au maintien de la foi (vertu théologale).
C’est en ce sens que Paul IV nous dit que le souverain pontife, qui a normalement Dieu seul pour juge, peut être contredit quand il dévie de la foi.
Naturellement – et je suppose que c’est le sens de votre allusion – cela n’autorise pas le simple fidèle à porter un jugement sur le compte de l’intéressé (ni encore moins, il va sans dire, à réunir un pseudo-conclave comme le suggèrent d’aimables fantaisistes). Par contre, cela dégage le simple fidèle du devoir d’obéissance normalement requis – et toute la constitution de Paul IV va dans ce sens – avant même que l’Eglise se soit prononcée avec autorité.
Je vous rappelle que saint Pie V a confirmé en tous points cet acte de son prédécesseur, qui a fait partie de la législation de l’Eglise jusqu’à la promulgation du code de 1917. Même si les dispositions proprement canoniques n’ont pas toutes été explicitement maintenues depuis lors, le fondement dogmatique demeure : le fait que ce soit apparemment un successeur des apôtres, ou même “un ange venu du Ciel” qui publie un enseignement contraire à la foi ne justifie en rien une adhésion aveugle du chrétien à cet enseignement.
Et c’est pourquoi, très concrètement, quel que soit le degré d’autorité apparent des diverses déclarations de Vatican II, tout catholique qui, en conscience, se rend compte d’une contradiction manifeste avec l’enseignement antérieur de l’Eglise a le droit, pour ne pas dire le devoir, de les tenir pour nulles et non avenues. Il y va de sa foi, et donc de son salut éternel.
Bonne fin de soirée à vous aussi !
V.