Qui vous contredit encore plus...
Glycera -  2009-10-08 15:58:03

Qui vous contredit encore plus...

et que sa longueur n'apportait rien, en effet, je ne l'ai point infligée. St Pierre veut la circoncision. St Paul la conteste et la refuse. Cela va devant les sages de l'Eglise. St Pierre y change d'avis, donc St Paul n'a pas à changer de ligne de conduite, mais les tenants de l'avis de Pierre doivent changer, eux. Ici en 1988, la hiérarchie n'a pas changé. Mais elle n'a pas donné de raison non plus, surtout de raison doctrinale... Alors, qui n'a pas mis le débat au niveau le plus élevé ? N'est-on pas dans le cas décrit ici déjà vers 1500 : ""Au Moyen-Age certains responsables de l'Église comme le Cardinal Pole , osaient chercher la responsabilité du mal dans l'Église carrément au sein de la Hiérarchie : "Si le sel s’affadit il n’est plus bon qu’à être foulé aux pieds" (Marc IX : 49-50) ; et il ajoutait cette pensée profonde : "Si nous ne reconnaissons pas tout cela, c’est en vain que nous entrons en concile, en vain que nous invoquons le Saint-Esprit … Tant que cet Esprit ne nous a pas condamnés nous-mêmes devant nous-mêmes, nous ne pouvons pas encore dire qu’il soit entré en nous, et il n’y entrera pas si nous refusons d’être attentifs à nos propres péchés". Le cardinal de Lorraine se fera l’écho de ces paroles en citant l'épître de saint Pierre : "Que le jugement commence par la maison du Seigneur". En 1537, une commission de cardinaux et de prélats adressant au pape Paul III un mémoire sur la réforme de l’Eglise reprend également les expressions de l'Écriture pour dénoncer la responsabilité des membres de la hiérarchie : C’est par nous que le nom du Christ est blasphémé parmi les Nations". Le Pape Adrien VI (1522) : “Nous reconnaissons librement que Dieu a permis cette persécution de l’Eglise à cause des péchés des hommes et en particulier des prêtres et des prélats. La sainte Écriture nous apprend que les fautes du peuple ont leur source dans les fautes du clergé."" Voilà pourquoi je n'ai pas poursuivi la citation déjà longue. Car je ne vois pas que le geste de Mgr Lefèbvre a porté atteinte à l'unité. Ne serait-ce pas les gestes des autres évêques et leur rejet de la formation traditionnelle qui portaient la guerre au sein du clergé, jusque très haut à la fonction du Pape ? Jésus aurait été selon ces gens fauteur de pagaille : les marchands du temple bousculés, les prescripteurs de la loi rabroués, agir et ne pas respecter "leur" sabbat ? -- expression monstrueuse de l'accusation au Sanhédrin : "non seulement il se prétend Dieu, mais en sus, il ne respecte pas notre sabbat"-- Cela vaut la peine en effet de se pencher sur ces choses anciennes si similaires... Glycéra