La quatrième enfin est celle-là : se déterminer de la sorte ne revient-il pas à désespérer de l'Eglise et à faire reposer sur ses choix individuels les certitudes de son avenir ? Je ne pose pas cette dernière question au hasard mais en mémoire de la lettre que Mgr Lefebvre a adressée à ceux qui allaient être sacrés. Une lettre tragique, où il évoque [j'écris de mémoire, ne m'en veuillez pas de l'inexactitude littérale éventuelle du propos] l'occupation du siège de Pierre par (l')un antichrist. C'est une lettre désespérée qui fait un trait de plume sur l'Eglise.
Vous pouviez simplement me répondre qu'à votre avis elle n'était pas désespérée parce que... et parce que... non ? Autrement dit, en argumentant.Comme je vous l'ai écrit je n'avais pas cette lettre sous les yeux. Le passage que j'évoquais est bien dans cette lettre. Vous avez raison de relever que Mgr L. n'y faisait pas un trait de plume sur l'Eglise, comme je l'ai écrit de façon trop abrupte. Ce que je voulais dire est qu'il désespérait de l'Eglise qui était en face de lui et dont il disait qu'elle était occupée par l'antéchrist, puisque c'est bien là ce qui l'a poussé aux sacres.