Ceci, cher Monsieur, n'est que VOTRE opinion
Meneau -  2009-10-07 21:53:20

Ceci, cher Monsieur, n'est que VOTRE opinion

Merci de votre réponse. Comme indiqué en titre, ceci est VOTRE opinion. Il y en a d'autres.

je crains que la distinction ne soit inopérante parce que la définition du schisme n'exige pas la remise en cause de l'autorité au sens sédévacantiste mais "le refus de soumission au Souverain Pontife" (Catéchisme de l'Eglise catholique, n°2089).

Ce n'est semble-t-il ni l'avis de Torquemada, ni celui de Cajetan, ni celui de Congar, ni celui de Naz, ni celui de Mgr Valdrini ni celui du Cal Castillo Lara, tels qu'ils sont exprimés ici. Concernant les références d'Ath, je pense que quiconque fréquente ce forum depuis un certain temps les connait forcément fort bien. Toutefois, vous aurez noté que ces mêmes références ne sont que très rarement (1 fois, par le conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs ?) explicitement référence à un schisme, défini comme tel et reconnu comme tel. Les autrse textes "tournent autour du pot", si vous me pardonnez l'expression. Enfin, le motu proprio de levée des excommunication me semble justement contredire définitivement cette thèse, dans la mesure où elle ne lève l'excommunication QUE pour les 4 évêques, et ne prend pas la peine de le faire pour les prêtres. Or en cas de schisme, c'est l'ensemble des membres du mouvement qui sont excommuniés latae sententiae. Si les évêques le sont pour cette raison, les prêtres le sont aussi, voire les fidèles également. Faut-il selon vous attendre une levée d'excommunication n°2 pour les oubliés de la première vague ?

C'est une limite très importante du droit canonique, qui s'applique aussi pour l'excommunication. Excommunier un individu, c'est le placer hors la communion ecclésiale, en raison d'un acte externe objectivement grave qu'il a commis, ce n'est pas dire qu'il a commis un péché mortel.

Mais on lui reconnaît toutefois des circonstances atténuantes voire des circonstances qui l'empêchent d'encourir aucune peine, qui relèvent bien du fort interne : "n'est punissable d'aucune peine... la personne qui ... a cru que se présentait une des circonstances prévues aux nn.4 (nécessité) ou 5". En toute logique, lorsqu'on excommunie nonobstant ce canon, on juge bien du fort interne : on juge qu'elle n'a pas "cru que.... etc". Toutefois, il ne s'agit pas, je vous l'accorde, de déterminer de la moralité de l'acte commis, de savoir s'il y a eu péché formel ou non. On peut quand même se demander si Mgr Lefèbvre a bien été légitimement excommunié, vu ledit canon.

De plus, dès lors que l'interdiction en question porte sur des sacres d'évêques, le refus d'accepter l'injonction de l'autorité concerne bien la succession apostolique.

Oui le sujet y est lié. Cependant, là encore, permettez que je vous rappelle qu'il existe plusieurs thèses qui permettent d'avoir une position un peu plus nuancée que la vôtre en expliquant comment les 4 évêques ont éventuellement pu obtenir ladite succession apostolique. Cordialement Meneau Ou bien faut-il selon vous attendre un autre