Mgr Lefebvre n'a pas simplement sacré "sans mandat" de l'autorité. Il a sacré "contre l'interdiction explicite" de l'autorité. Il n'a pas sacré simplement "par défaut de mandat" mais "contre la volonté explicite de l'autorité de lui en donner un". - Charlier
Cela serait vrai si l'Église n'avait pas été déficiente dans sa Tradition de par l'autorité même qui refusait de donner mandat. Mgr Lefèbvre avait donc mandat, ainsi qu'il le dit au début des sacres, de par l'Église (je n'ai pas non plus le temps de chercher le texte exact) car c'était un cas de nécessité, de survie de la Tradition qui a été faussée de l'aveu même, je me répète d'un des quatre modérateurs du concile dont il dit qu'il"est 1789 dans l'Église" - (Cardinal Suénens)
(et donc tout simplement la Révolution dans l'Église! Et de l'aveu du cardinal Ratzinger, qui exposait que "Gaudium et spes""joue le rôle d'un contre-syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l'Église avec le monde tel qu'il était devenu depuis 1789." - "Les principes de la Théologie catholique, esquisses et matériaux." Paris, Téqui 1983, P. 426-427
Sans compter je ne sais plus qui qui a dit que c'était la révolution d'octobre, le cardinal Béa me semble-t-il, sous toute réserve! Nous étions donc en pleine révolution, et à ce jour la Tradition n'étant pas rétablie, elle est toujours "cul par-dessus tête" (pardonnez-moi, c'est une expression!) et donc nous sommes toujours à l'ère de la Révolution dans l'Église. L'autorité suprême restant celle de Dieu à laquelle les plus hautes autorités de l'Église doivent rester soumises.