Cela reste à démontrer
Meneau -  2009-10-07 14:09:51

Cela reste à démontrer


Il s'agit, en effet, d'un acte de soustraction explicite à l'autorité et qui porte sur un élément très grave de l'unité de l'Eglise : la succession apostolique.

Acte de soustraction à la volonté exprimée par Jean Paul II, c'est clair. Remise en cause de l'autorité, il n'en a jamais été question. Remise en cause de la succession apostolique : non plus. Il me semble que vous allez un peu vite en besogne. Par ailleurs, si le droit canon ne jugeait que du fort externe en la matière, comment expliquez-vous donc le canon 1323, plus particulièrement les alineas 4 et surtout 7 :

Can. 1323 – N’est punissable d’aucune peine la personne qui, lorsqu’elle a violé une loi ou un précepte : - 1 n’avait pas encore seize ans accomplis ; - 2 ignorait, sans faute de sa part, qu’elle violait une loi ou un précepte ; quant à l’inadvertance et l’erreur, elles sont équiparées à l’ignorance ; - 3 a agi sous la contrainte d’une violence physique ou à la suite d’une circonstance fortuite qu’elle n’a pas pu prévoir, ou bien, si elle l’a prévue, à laquelle elle n’a pas pu s’opposer ; - 4 a agi forcée par une crainte grave, même si elle ne l’était que relativement, ou bien poussée par la nécessité, ou pour éviter un grave inconvénient, à moins cependant que l’acte ne soit intrinsèquement mauvais ou qu’il ne porte préjudice aux âmes ; - 5 a agi en état de légitime défense contre un agresseur qui l’attaquait injustement, elle-même ou une autre personne, tout en gardant la modération requise ; - 6 était privée de l’usage de la raison, restant sauves les dispositions des can. 1324, § 1, n. 2, et 1325 ; - 7 a cru que se présentait une des circonstances prévues aux nn. 4 ou 5.

? Cela me semble aller directement à l'encontre de votre dernière phrase : "l'excommunication est là pour le signifier" Cordialement Meneau