Mgr Etchegaray
Yves Daoudal -  2009-09-30 10:33:34

Mgr Etchegaray

a été le président de la conférence épiscopale de 1975 à 1981. C’est-à-dire notamment entre la loi Veil et la loi Pelletier qui pérennisait la loi Veil. Qu’a-t-il dit contre l’avortement ? Rien. Et il a été le président des évêques qui, à son exemple, n’ont rien dit. Il est le représentant emblématique de cet épiscopat dont le Pr Nisand a témoigné : « Au moment du vote de la loi en 1975, beaucoup ignorent que l’Église était de fait favorable à cette mesure. En effet, les évêques de France ont eu, à plusieurs occasions, et ce, en présence de Simone Veil et de Valéry Giscard d’Estaing, l’opportunité de s’opposer à cette loi. S’ils s’y étaient vraiment déclarés hostiles, la loi ne serait pas passée… Simone Veil me l’a d’ailleurs confirmé… L’Église a eu à gérer cette dichotomie, cette contradiction, qui est de dire : “Nous ne pouvons pas être d’accord sur le plan éthique avec l’avortement, mais cependant, il faut qu’il puisse avoir lieu et que le problème puisse se régler”. » Autre exemple : l’avortement du catéchisme. La parution de « Pierres vivantes », en 1981, est en quelque sorte l’apothéose de la présidence Etchegaray : c’est un attentat contre la foi. Non seulement on n’enseigne plus le catéchisme aux enfants, mais on leur envoie des pierres, non pas vivantes, mais destructrices de la foi. En 1983, le cardinal Ratzinger viendra à Paris et à Lyon faire sa retentissante conférence où il condamne radicalement la suppression du catéchisme et la prétendue nouvelle catéchèse. Il n’obtiendra qu’une vague correction de « Pierres vivantes ». Voilà qui est le cardinal Etchegaray, en ce qui concerne la vie physique et la vie de grâce des enfants.