J'ai du mal avec le raisonnement
Stylus Phantasticus - 2009-09-25 08:28:12
J'ai du mal avec le raisonnement
En clair, vous nous dites (je force un peu le trait, mais on se comprend) : la formation des séminaires, avec soutane, latin, théologie dogmatique, formation liturgique, récitation du bréviaire, etc. était inadaptée, regardez ce que ça a donné : plein de prêtres qui f... le camp.
Seulement, ce n'est pas ça qui est la cause de tant d'abandons, voire de trahisons du sacerdoce, et de tant de prêtres aujourd'hui décalés dans leur mode de pensée et leurs usages de ce qu'attend la génération qui monte (qu'elle soit pour "Génération DJ JP Two" ou "Benoît-Seiziémiste" ou...). Si c'était le cas, il faudrait alors que les mêmes effets 1° ne se soient plus reproduits après l'(esprit du) concile, ce qui ne se vérifie pas, sauf peut-être dans les années très proches de nous (mais les prêtres ordonnés très récemment dénoncent eux-mêmes la formation qu'ils ont reçue, c'est donc qu'elle était inadaptée à leurs attentes et que c'est par grâce qu'ils ont "résisté") et 2° que les mêmes effets se produisent de nos jours dans les séminaires ayant conservé les usages d'avant l'(esprit du) concile. Donc on devrait avoir un taux de défroqués, de concubinaires, d'ex-séminaristes sortis d'Econe, de Wigratzbad et de Gricigliano ahurissant. Ce n'est pas le cas.
J'ajouterai que si vous croyez que le Concile est venu au secours de cette triste page de l'histoire des vocations, vous vous trompez magistralement. Le décret conciliaire sur la formation des prêtres maintient et uniformise les usages antérieurs dans une lettre et un esprit parfaitement traditionnels ; Mgr Lefebvre fut jadis très fier de dire qu'Ecône était le seul séminaire où ce décret soit appliqué, et appliqué à la lettre en plus. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, d'autres l'ont rejoint, mais aucun séminaire diocésain.
Je suis enfin très réservé sur l'idée que "l'enseignement ante-conciliaire n'était absolument pas adapté aux mentaliés changeantes de notre époque". Si tel est le cas, cela signifie que l'enseignement du Christ (car celui de l'Eglise n'en diffère pas) a fait son temps. C'est une hérésie. Eventuellement on peut dire que les méthodes d'enseignement d'avant le concile étaient datées, mais c'est un fait que ce même concile les a entérinées dans le décret cité.