Le cardinal Billot a tout faux !
Ion -  2009-09-25 08:13:27

Le cardinal Billot a tout faux !

Son raisonnement est purement humain, ses craintes bien éloignées de la confiance dans l'action de l'Esprit Saint. Les protagonistes d'un Concile, quels qu'ils soient, sont incapables, d'eux-mêmes, et sans l'action divine, de résister aux manoeuvres du Démon. Ce même Démon, qui aura effectivement singé (c'est ce qu'il fait de mieux) le vrai Concile comme il aime à singer Dieu. Certes, tout cela ne se fait pas sans blessures, sans discussions amères, parfois virulentes, mais à la fin, l'Eglise reste indéfectible. Quant aux traditions de l'Eglise (il ne s'agit pas ici de Tradition) en matière de discussion, je ne suis pas certain qu'elles étaient meilleures que les usages démocratiques. Sans parler de révolution, terme péjoratif s'il en est, on peut effectivement parler de réforme. Oui, Vatican II aura réformé l'Eglise. Et c'était nécessaire, comme Benoît XVI lui-même, dans son fameux discours du 22 décembre 2005, l'a rappelé. c'est cela son herméneutique de la réforme. Tous les tradis, entendant ce qu'ils voulaient entendre, se sont précipités sur une expression jamais prononcée par le Pape, l'herméneutique de la continuité, mais si la continuité était le cadre nécessaire, c'était bien de réforme que l'Eglise avait besoin. Les témoignages ahurissants relatés par Athanasios sont, encore une fois, la preuve que l'enseignement ante-conciliaire n'était absolument pas adapté aux mentaliés changeantes de notre époque, avec les ravages que l'on a vu notamment chez la plupart des séminaristes des années 60. Ion