Témoin pendant 42 ans de sacerdoce, principalement à Rome, de ces événements difficiles et des espérances suscitées d’abord par Jean-Paul II puis par son successeur, le Pape Benoît XVI, Mgr Jacques Masson, nous fait l’amitié de rejoindre notre équipe. Nous l’y accueillons bien volontiers et le remercions de cette collaboration. * * * Voici en quels termes il présente ici lui-même pour nous les causes, l’objet et le contenu des interventions qui seront bientôt les siennes sur ce blog : J’ai noté personnellement – nous écrit-il – chez mes amis et chez mes proches, une ignorance souvent profonde de leur foi, des prières. Ils m’ont demandé eux-mêmes, et notamment des couples, mariés ou futurs mariés, de compléter leur formation religieuse, en raison des lacunes de la formation qu’ils avaient reçues avant leur mariage. A cette expérience est née en moi l’idée d’écrire, à leur intention à tous, une sorte de “catéchisme”, de leur enseigner ce qu’ils ne savaient pas, étant des chrétiens pratiquants et croyants, sans savoir précisément toujours, et de bonne foi, parce que personne ne le leur avait enseigné, ce en quoi ils croyaient. Le Pape Benoît XVI, à l’occasion des dernières fêtes de Pâques, n’a-t-il pas dû encore déplorer l’affaiblissement de la foi en la Résurrection, chez les fidèles et même chez les prêtres ? (1) Il fallait donc les évangéliser, les ré-évangéliser, leur réapprendre, en le précisant, en l’approfondissant, le peu qu’ils avaient reçu, par des réflexions régulières envoyées par courriel à l’occasion des temps liturgiques, des fêtes et solennités, en leur donnant les prières essentielles à leur vie chrétienne pour qu’ils puissent dire un jour comme l’Apôtre saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». C’est ce que je me propose de faire à présent, grâce à l’accueil bienveillant du site “Hermas”. La première chose, c’est de donner à chaque fidèle les principales prières de l’Eglise, prières liturgiques, prières de dévotion, pour leur permettre de vivre leurs journées en union avec Dieu Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit ; de prier, comme le demandait saint Paul : « Que vous mangiez ou que vous buviez, quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu ». C’est ce qui déterminera, dans un premier temps, le rappel d’un certain nombre de ces prières, classiques, on pourrait dire fondamentales, avec l’original en langue latine, qui demeure, selon l’intention inchangée des Souverains Pontifes, la langue de l’Eglise. Ensuite, je m’efforcerai de suivre les temps liturgiques, en les présentant, en exposant leur richesse, ce qu’ils nous révèlent du mystère de Dieu Trinité à notre égard. Les temps liturgiques (Avent, Noël, Carême, Pentecôte), mais aussi certaines solennités importantes, les fêtes de la Sainte Vierge, Annonciation, Assomption, Immaculée Conception, Notre-Dame des Sept Douleurs, les apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes (150ème anniversaire cette année, année jubilaire !), à Fatima, le mois de Marie, le mois du Rosaire, la dévotion à Saint Joseph, le mois de Saint Joseph, etc. Bien sûr, il y sera aussi question des sacrements, en particulier de ceux de l’eucharistie, de la réconciliation, de la confession. La base de ces réflexions et méditations sera toujours la Parole de Dieu, l’enseignement de l’Eglise, le Catéchisme de l’Eglise catholique, le Compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique. Je voudrais, de la sorte, apporter ma petite pierre à la grande tâche de la Nouvelle Evangélisation, puisque c’est là la mission et la joie du prêtre. L’Eglise a vécu et vit encore une crise difficile. Mais les crises sont parfois nécessaires, comme en a fait l’expérience l’enfant prodigue, avant de redécouvrir l’Amour infiniment miséricordieux de Dieu, révélé par l’incarnation de son Fils, par sa passion et sa mort, puis par sa Résurrection, qui lui a permis de dire : « J’ai vaincu le monde »… Notre prière à tous, en ce temps de Pâques, doit être celle qui a été révélée à sainte Faustine Kowalska « Jésus, j’ai confiance en Vous » : mettre toute notre confiance dans le Christ Miséricordieux, qui lui a parlé, qui lui a révélé la Divine Miséricorde, que le Pape Jean-Paul II a voulu souligner, en faisant, précisément du deuxième Dimanche de Pâques, le Dimanche de la Divine Miséricorde. Rome, le 14 avril 2008 Mgr Jacques Masson
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