complément
Luc Perrin -  2009-08-30 15:39:27

complément

Le site benoît-et-moi donne une traduction de la version intégrale de l'interview. L'expression Église conciliaire n'intervient qu'une fois : est-elle dans la version originale italienne ? Probablement et, en effet, je rejoins Gentiloup sur ce point, cela surprend. L'expression est lourdement connotée, le cardinal Bertone le sait. Cependant, dans la foulée, il renvoie à l'allocution du 22 décembre, allocution qui entend nier précisément la pertinence de la notion d'Église "conciliaire" qui serait en opposition avec l'Église "pré-conciliaire". Il est donc vraisemblable que le Cardinal use de l'expression au sens commun, historique. Mais avec un discret clin d'oeil pour l'autre sens. Dans la version intégrale figure à la fin de cette réponse, une référence à la lettre du 10 mars qui confirme mon interprétation : l'intervention Bertone a bien comme cible première, non pas Tornielli ou le cardinal Canizares, mais bien les discussions avec la FSSPX. Une indication de plus que ces discussions seront sous très haute surveillance, avec le cardinal Levada, le cardinal Bertone ; une indication de plus que les décisions de mars-juillet 2009 tendaient bien à "corseter" les éventuels gestes à l'égard de ladite Fraternité, pour rassurer "l'Église conciliaire", dans une sens plus orienté cette fois. "N'oublions pas ce qu'il a écrit dans la lettre aux évêques catholiques du 10 Mars dernier sur la rémission de l'excommunication aux évêques consacrés par Mgr Lefebvre : « Dans notre temps où en de vastes zones de la terre la foi est dans le danger de s'éteindre comme une flamme qui ne trouve plus de nourriture, la priorité qui est au-dessus de toutes est de rendre Dieu présent dans ce monde et d'ouvrir aux hommes l'accès à Dieu. Pas à n'importe quel dieu, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinai ; à ce Dieu dont nous reconnaissons la face dans l'amour poussé jusqu'à la fin (cf Jean 13, 1) - en Jésus Christ crucifié et ressuscité. Le vrai problème dans notre instant de l'histoire est que Dieu disparaît de l'horizon des hommes et que quand s'éteint la lumière provenant de Dieu l'humanité est saisie du manque d'orientation, dont les effets destructeurs se manifestent toujours plus ».(cardinal Bertone, interview à l'O.R.)