Le caractère pastoral du Concile était une raison de plus d'engager son infaillibilité !
jl d'André -  2009-06-28 23:16:50

Le caractère pastoral du Concile était une raison de plus d'engager son infaillibilité !

Tous les vrais Conciles oecuméniques précédents ont été infaillible. Certes, les conditions de l'infaillibilité n'étaient pas connus, mais le pape y affirmait le caractère obligatoire des textes promulgués, jetant même l'anathème sur ceux qui refuseraient d'y adhérer et nous savons par Vatican I que cela les rendait infaillible. Vatican II refuse d'engager l'infaillibilité en refusant de rendre ses textes obligatoires, sous le prétexte que le concile n'était pas doctrinal mais pastoral. La doctrine étant inchangée, seule sa formulation étant modifiée, il n'y avait pas besoin d'infaillibilité. Or c'est là un sophisme car la formulation du dogme bénéficie de la même infaillibilité que le dogme lui même et c'était courir un risque que de refuser l'assistance spéciale du Saint Esprit promise pour les seules formulations infaillibles. En effet le but pastoral du Concile était l'ouverture au Monde. En soi vouloir dégager la formulation du dogme de ce qui heurte le monde est bien si cela n'entraîne pas un ralliement à l'esprit du monde dont nous savons qu'il est opposé à l'esprit de Notre Seigneur. Bref reformuler le dogme pour qu'il soit mieux accepté est un but louable. Mais le risque était grand qu'ainsi on édulcore les dogmes les plus opposés à cet esprit du monde ou qu'à tout le moins on les formule d'une façon ambiguë laissant prise à une autre interprétation qui ne serait plus catholique, mais selon le Monde. Seule l'infaillibilité aurait pu préserver le Concile de cet écueil. Pourquoi donc a-t-il refusé d'y faire appel ? N'était-ce pas justement par volonté délibérée de pouvoir s'affranchir de ce qu'inspirait le Saint Esprit ? Volonté explicite chez certains de ceux qui "tiraient les ficelles" dans la coulisse et ont su faire gober à la majorité le canular du caractère pastoral du concile qui ne nécessiterait pas l'infaillibilité. Et le résultat, nous l'avons tous, hélas, sous les yeux depuis plus de 40 ans.