la guerre contre les mariolatres
Gatien -  2009-06-24 20:42:25

la guerre contre les mariolatres

avec ce souci de ne pas choquer nos frères séparés : "mère de Dieu, aide, auxiliatrice" tant que vous voulez et il y a de fort beaux passages. Mais attention au concept de "médiatrice" qui n'est cité qu'une fois sauf erreur pour le mettre en veilleuse. Ce thème de médiatrice est pourtant le centre du développement récent de la doctrine de l'Eglise (face il est vrai à nos frères séparés!) J'y vois peut-être à tord une tentative de retour en arrière à propos de la doctrine révélée sur la sainte vierge. tout cela manque singulièrement d'audace par rapport à Saint Louis Marie qui ne craint pas de diminution pour le culte dû à Dieu si l'on passe par Marie. et on sait ce que cette guerre contre le "sentimentalisme stérile et passager" a pu recouvrir d'abus. Ce texte craintif sent son époque !

Dans sa charité maternelle, elle s'occupe, jusqu'à ce qu'ils soient parvenus à la félicité de la patrie, des frères de son Fils qui sont encore des pèlerins et qui sont en butte aux dangers et aux misères. Aussi la bienheureuse Vierge est-elle invoquée dans l'Eglise sous les titres d'Avocate, d'Auxiliatrice, d'Aide et de Médiatrice(16). Tout cela doit pourtant s'entendre de manière qu'on n'enlève ni n'ajoute rien à la dignité et à l'action du Christ, seul Médiateur (17).


Par l'étude, menée sous la direction du magistère, de la sainte Ecriture, des saints Pères, des docteurs et des liturgies de l'Eglise, ils doivent expliquer correctement le rôle et les privilèges de la bienheureuse Vierge: tout est tourné vers le Christ, source exclusive de la vérité, de la sainteté et de la dévotion. Dans leurs paroles, ou leurs actions, ils doivent éviter avec soin tout ce qui pourrait induire en erreur les frères séparés, ou n'importe quelle autre personne, au sujet de la véritable doctrine de l'Eglise. Les fidèles, eux, doivent se rappeler que la vraie dévotion ne consiste ni dans un sentimentalisme stérile et passager, ni dans une certaine crédulité vaine, mais, au contraire, qu'elle procède de la vraie foi, qui nous porte à reconnaître la prééminence de la Mère de Dieu, nous pousse à un amour de fils envers notre Mère et à l'imitation de ses vertus.