C'est la scène de la honte, celle qui transforme une comédie un peu nulle en objet rance. De loin, avec beaucoup moins de charme, l'histoire de 17 Ans encore rappelle celle de Peggy Sue s'est mariée, de Francis Ford Coppola : par magie, un quarantenaire en crise rajeunit et revit son heure de gloire lycéenne dans l'établissement de ses enfants. C'est supportable, jusqu'à ce passage en cours d'éducation sexuelle où Zac Efron, la nouvelle idole des jeunes depuis High School Musical 3, se lance dans une longue tirade contre l'utilisation du préservatif : « Parce que la naissance d'un bébé est une chose magnifique. » C'est vrai mais cela n'a rien à voir avec les MST. Dans un discours que ne renierait pas Benoît XVI, il pousse ses petits camarades à rendre les armes de la contraception. Et l'une d'elles finit par abdiquer avec ces mots : « Je ne l'utiliserai pas. » Dans un film calibré pour les moins de 18 ans, c'est intolérable.
(C'est le texte intégral de la recension de ce film, comme vous pouvez le vérifier ici !). Voilà qui confirme, comme chacun peut le constater : 1) que L'Express est totalement indépendant de l'idéologie officielle ("Hors du préservatif, pas de salut ») et de la propgande gouvernementale sur ce sujet ; 2) que L'Express est parfaitement tolérant envers les réfractaires à cette doctrine officielle… Vraiment, quelle belle déontologie !