Certes,
Rémi -  2009-03-11 14:44:54

Certes,

nous ne savons pas ces choses là. Cela dit je ne vois pas comment dire ce que dit l'Eglise empêcherait la discussion! Au contraire, comment la nourrir sainement sans partir de bases sûres? Mais la loi demeure "Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication latae sententiae" avec toutefois la réserve exprimée dans Evangelium Vitae "L'excommunication frappe tous ceux qui commettent ce crime en connaissant la peine encourue". J'espère que vous trouverez bon que je cite le Magistère... lorsqu'il va dans votre sens? Je l'avais pourtant déjà fait. Reste que si l'évêque a pris la peine, et le risque, de confirmer la sentence, c'est qu'il sait qu'il a affaire à une famille catholique et à des médecins catholiques (autrement l'excommunication est absurde), et je pense que nos frères Brésiliens ou d'Amérique Latine en général sont un peu plus au fait de ces choses là que le catho lambda de nos pays. Au surplus, les cas d'excommunication latae sentenciae sont si peu nombreux qu'il est difficile de les ignorer, et sur l'avortement la position de l'Eglise est archie-connue, même des athées! Nous ne savons pas non plus si des monitions n'ont pas été faites, encore que cela ne change rien, mais nous informerait mieux sur la charité de ce pasteur, dont pour ma part je ne doute pas. Comme le disait un liseur, il est peu probable qu'il se soit levé un matin en se demandant qui il allait excommunier avant le déjeûné. Tapage il y a, c'est certain, pour attaquer l'Eglise mais on ne peut nier que l'évêque ait confirmé la sentence. A titre personnel, je serais enclin (sans nier la réalité de la sanction) à trouver des circonstances atténuantes à la mère de la fillette (contexte de viol, âge de la petite, risque de mort, il y a de quoi être désemparé quand on est mère, même en général!), mais certainement pas aux médecins avorteurs qui trahissent leur vocation et leur serment en procurant activement la mort! Enfin, une fois encore, cela est du ressort de l'Eglise à travers ses pasteurs, ce que nous ne sommes pas, qui ont la responsabilité de régir le troupeau, que nous n'avons pas. On nous a souvent parlé des grâces d'état de certains évêques pour justifier leurs décisions, pourquoi pas ici? Pour ma part j'ai confiance, d'autant que cet évêque va tout simplement dans le sens habituel (traditionnel diriez-vous, Cf. Code 1917 et historique de l'attitude de l'Eglise face à l'avortement dans Evangelium Vitae) de l'Eglise.