Etienne - 2009-03-11 13:07:57
Hé ben...
si même les fidèles de la FSSPX, hérauts de la foi s'il en est, se mettent à défendre l'avortement, on n'est pas sorti de l'auberge.
Vos croyances ne sont définitivement pas les miennes, Gentiloup. Je crois en une Eglise forte sur la doctrine, et douce avec ses fidèles, soucieuse de leurs salut. Je crois en des pasteurs qui n'hésitent pas à sanctionner pour mieux ramener ses brebis égarées. Je ne crois en aucun cas en une Eglise ou tout un chacun se fait son propre juge, décide si oui ou non il a le droit de commettre tel ou tel acte intrinsèquement mauvais, et remet son salut entre ses propres mains plutôt qu'entre celles de ses pasteurs. Cela porte un nom : modernisme.
Vous et Clayve ête en train de vous construire une religion de bonne femmes, relativisante à souhait et dont la morale est basée sur le Pouet Pouet au coeur, comme je l'ai déjà écrit plus haut, tout ceci enrobé dans votre cas d'un pseudo rigorisme de façade. Quant à l'Eglise "judaïsante" qui n'existe que dans votre esprit, elle n'a eu de cesse, de part son Magistère et sa discipline, d'enseigner les nations, "en bradissant des textes". Je vous déconseille à ce propos vivement la lecture des conciles d'avant Vatican II, de l'œuvre de saint Thomas, ses encycliques de Saint Pie X, Leon XII, Pie XII, etc. Vous en feriez une syncope, et viendriez à la conclusion que même Saint Pierre était juif. Restez en à la Lettre aux amis et bienfaiteurs, qui doit rester suffisamment soft théologiquement pour ne pas heurter votre "sensibilité".
J'ai enfin lu dans ce fil qu'il était particulièrement ignoble de graduer la gravité des péchés. Cela porte un nom, chez moi: ça s'appelle la Morale. Et ça dit bien que le meurtre est pire que le viol, parce que le meurtre retire la vie, et que la vie est le plus précieux don de Dieu. C'est comme ça. Ça n'enlève rien à l'atrocité du viol, loin s'en faut, mais il ne faut pas inverser l'ordre des choses.
Pour les autres qui croient encore que l'avortement est en toute circonstance intrinsèquement pervers, rappelons enfin que l'évêque n'a PAS excommunié; l'excommunication est automatique dans ce genre de cas. Compte tenu du contexte sociale devait être certainement simple, la mère de la petite fille ne devait pas connaître sur le bout des doigts son CIC. Il était de bon ton de rappeler ce genre de choses pour que l'intéressée puisse prendre conscience de la gravité de son acte et mieux se repentir. Ceci était sans compter les légions de laïcards journaleux, aidés à grands renforts de tambours par les catholiques tièdes qui se choquent tels des vierges effarouchées à la moindre sentence canonique. Si donc influence sur le fléchissement de la loi au Brésil il doit y avoir, c'est plutôt de ce coté qu'il faut regarder.