GDB - 2009-03-11 12:53:40
Une possible sainteté
qui devrait nous préoccuper en premier, c'est la nôtre, plutôt que celle d'une fillette de 9 ans, qui a déjà été violée par son beau père, ce qui doit enlever pas mal d'années de purgatoire.
C'est facile de disserter sur des idées générales, mais si ma fille était dans cette situation et que qu'il n'y ait médicalement pas d'espoir de survie pour les enfants à naître et leur mère, je préfèrerais sans doute deux morts à trois morts. Défendre la vie en laissant mourir trois personnes au lieu de deux me paraît un peu trop, comment dire, théorique. S'il y avait une chance de survie pour les enfants au prix de la mort certaine de ma femme, je la laisserais choisir elle-même si elle souhaite être canonisée, ou si elle souhaite être excommuniée puis faire une bonne confession comme le brave monsieur qui a engrossé cette gamine de neuf ans (sauf qu'il faut se confesser à l'évêque.)
Par ailleurs, les "pro-avortement" vont se déchaîner et cela va permettre d'assouplir la législation sur l'avortement au Brésil, qui est actuellement l'une des plus restrictives au monde. Vous corrigez radinrue.com "L'évêque n'a fait que constater, publiquement, la peine portée automatiquement par le seul fait de l'acte." Eh bien justement, il y a beaucoup d'autres avortements : de riches brésiliennes vont à l'étranger alors que leur vie n'est pas en danger, alors qu'elles n'ont pas été violées, alors qu'elles n'ont pas neuf ans. Si l'évêque avait une grosse envie de constater publiquement les peines portées automatiquement par le seul fait de l'acte d'avortement et d'influer ainsi sur le débat public actuellement en cours au Brésil, il aurait pu commencer par parler de ces cas-ci, pour lesquels même un avorteur n'aura jamais totalement la conscience tranquille. Il risque de rendre le message de l'Eglise totalement inaudible et de favoriser l'assouplissement de la loi. Belle réussite ! Quand l'avortement sera légalisé dans tous les cas au Brésil, il pourra réciter des chapelets devant les cliniques.
Sur le manque de source de radinrue, je suis d'accord avec vous. Mais étant donné la tolérance pour les grossesses ectopiques, il me semble qu'il pourrait être possible de provoquer l'accouchement anticipé dès que la vie de la mère est en danger en espérant un miracle pour la survie des bébés. De toute façon, entre espérer un miracle pour trois et espérer un miracle pour deux, on tente moins Dieu dans le dernier cas. Il est vrai que ce n'est pas ce qui a été essayé dans le cas d'espèce.