La réaction de radinrue.com
GDB -  2009-03-10 23:04:49

La réaction de radinrue.com

Il y a des informations qui sont difficiles à admettre et comprendre, la rédaction de Radin Rue, comme tous, a été profondément secouée par la décision d’un évêque brésilien de soumettre à l’excommunication les acteurs de l’avortement d’une fillette de 9 ans violée. L’Église Catholique, habituellement n’excommunie pas lorsqu’il y a danger pour la vie de la mère. Il nous a été encore plus dur de voir que le Préfet de la Congrégation pour les évêques au Vatican a soutenu cette décision. Hier, l’évêque ayant pratiqué cette excommunication, a déclaré que ceux qu’elle a concerné peuvent revenir à l’Église et la voir levée. www.radinrue.com le 9 mars 2009 16h42, par BdP et KM La décision de l’évêque d’Olinda et Recife, au Brésil, nous a semblé d’une sévérité absolue, face au drame que cette fille de 9 ans a vécut dans sa vie et sa chair. Lorsque de plus le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques au Vatican, a justifié l’excommunication de la mère de cette jeune Brésilienne (9 ans), nous nous sommes sentis étourdis par cette position soudainement radicale de l’Église Catholique. Nous attendons désormais la voix du pape Benoît XVI, seul lui peut apporter un regard sur cette affaire et surtout expliquer la position catholique face à cette enfant qui risquait sa vie dans cette grossesse. L’intervention dans ce dossier du Saint-Père est d’autant plus importante, que tous, même les catholiques les plus fidèles à la Doctrine de l’Église sont K.O. face à la décision de l’archevêque brésilien. L’explication donnée par Monseigneur Re, reste trop rapide car elle évacue l’état de santé de la jeune fille violée : "C’est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées", a donc déclaré Mgr Re, qui est également président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine. En effet, il faut rappeler a ceux qui l’oublie bien vite que tout avortement est soumis à une excommunication, et celle-ci n’a pas besoin d’être prononcée : l’avortement est toujours frappé d’excommunication latae sententiae - elle existe de facto. Le catéchisme de l’Église Catholique est très clair : "dès sa conception, l’enfant a le droit à la vie" et "la coopération formelle à un avortement constitue une faute grave". Mais dans les cas où la vie de la mère est en jeu, il appartient à celle-ci de décider de poursuivre ou non la grossesse. Si la vie de l’enfant de 9 ans était en danger, cette excommunication n’était pas possible en tant que latae sententiae. Alors que pour le moment le pape n’a pas pris parole sur ce tragique faits-divers médiatisée mondialement, l’évêque de Recife, lors d’une messe célébrée le 7 mars dernier à déclaré : "Tous ceux qui ont été excommuniés pour leur participation à l’avortement par une fille de 9 ans, peuvent de nouveau rejoindre l’Église Catholique s’ils expriment de la peine et des regrets", Monseigneur Jose Cardoso Sobrinho a souligné par ailleurs "Qu’il n’y a pas de péché qui ne peut être absout, c’est aussi le cas de l’avortement", l’évêque a par ailleurs expliqué que pour recevoir cette levée de l’excommunication, les proches concernés ( la fillette n’ayant pas été excommuniée) doivent “regretter” l’avortement et “se convertir.” L’évêque brésilien a également répondu au président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva, qui avait donné dans ce cas précis raison à la médecine. L’évêque a donc lancé à l’attention du président brésilien : „Si le président de la République souhaite s’exprimer sur un thème théologique, je lui conseille de consulter auparavant l’opinion d’un conseiller qui connaît la Doctrine de l’Église Catholique". Le débat est fort, et un autre épiscope, l’évêque de Salvador - Primat du Brésil a pour sa part déclaré en soutien de la décision de Mgr. Sobrino : „Si un gouvernement ne défend pas la vie dès sa conception, qui va la défendre ?" Nous sommes bien en accord avec cette dernière phrase, à ceci près, que la réaction de l’Église brésilienne dans cette affaire précise, nous déstabilise et elle ne facilite pas l’explication que les catholiques doivent apporter à ceux qui prône l’avortement et n’aide pas a la justification du caractère sacré de la vie que chacun s’efforce d’apporter face aux débats éthiques de nos sociétés contemporaines. Une prise de parole du pape, ou d’un de ses proches collaborateurs, nous semble donc dans cette affaire d’une urgence capitale, … et nous l’espérons. radinrue.com