Oui l’ancienne Alliance...
Vianney -  2009-02-05 09:34:46

Oui l’ancienne Alliance...

...était aussi charnelle, mais elle n’est plus d’actualité, à présent que le Christ est venu en ce monde. Comme j’ai un emploi du temps assez chargé ces jours-ci, je vous recopie un extrait d’une étude de Mgr Carli (parue au lendemain de Vatican II, elle a été traduite en 2005 par la revue Sel de la terre, n° 54) :
“On peut dire qu’à l’époque de Jésus, les concepts de « race », « peuple », « nation », « religion », ne faisaient qu’un pour les juifs, avec prédominance de l’élément religieux qui unifiait les autres et faisait des descendants des douze patriarches selon la chair le « peuple élu ». Aujourd’hui, si l’on prend les mots au sens strict, il n’en est plus ainsi. En effet, du point de vue ethnologique, le « peuple » juif, ou mieux, la « race juive », englobe tous les individus qui, par voie de génération charnelle, descendent des douze tribus d’Israël, quelles que soient la religion qu’ils professent ou la nation à laquelle ils appartiennent. Du point de vue politique en revanche, le « peuple » juif ne peut aujourd’hui désigner que les seuls juifs citoyens de la République d’Israël ; en restent, par conséquent, exclus les nombreux juifs de la Diaspora qui n’ont pas voulu revenir en Palestine. Sous le double aspect ethnico-politique, le Concile oecuménique n’a aucun motif de s’intéresser au «peuple » juif dans une déclaration qui porte de façon significative le titre de « position de l’Église à l’égard des religions non chrétiennes ». Cela est si vrai que dans la même déclaration il est fait référence non aux « peuples » hindouiste, bouddhiste et musulman mais aux « religions » hindouiste, bouddhiste et musulmane. Inversement, c’est du point de vue religieux que le Concile a une raison de s’intéresser aux juifs. Aussi garderons-nous la question sur son terrain légitime en parlant exclusivement de « religion juive » ou, si l’on préfère, de « judaïsme », ce mot s’appliquant à la communauté (désignée dans l’hébreu du vieux testament par les mots qahal ou encore edah, presque synonymes) de ceux qui, partout où ils se trouvent et à quelque époque qu’ils vivent, professent la religion mosaïque et, par suite, se considèrent comme le peuple « élu » (ou « choisi ») par Dieu.”
Au surplus, depuis La Treizième Tribu d’Arthur Koestler, on peut sérieusement douter que ceux que l’on nomme les juifs aient encore une réelle communauté raciale. Voir aussi ici. V.