...comme le rappelle Journet citant Cajetan (L’Eglise du Verbe incarné, tome II, 1951, p. 840) : « Quant à l’axiome : où est le pape, là est l’Eglise, il vaut lorsque le pape se comporte comme pape et chef de l’Eglise : autrement, ni l’Eglise n’est en lui, ni lui en l’Eglise. »
Je ne crois pas que cela puisse être utilisé en soutien du sédévacantisme : il me semble que c'est tout simplement hors sujet. Journet semble distinguer le pape exerçant sa charge du pape agissant en tant que personne privée. Bien sûr, un peu de contexte permettrait de savoir ce que Journet veut réellement dire. En revanche, je n'imagine pas que Journet ait envisagé l'hypothèse d'une personne ne possédant la papauté que l'apparence, gardant tout au plus la désignation légale (selon les variantes du sédévacantisme), mais qui ne serait pas réellement pape (serait privé de l'autorité pontificale). Je n'imagine pas non plus Journet envisageant l'hypothèse d'un pape "clignotant", qui à l'occasion de certains actes officiels exprimerait une hérésie ou plus généralement ne se comporterait pas comme pape, et perdrait ponctuellement l'autorité pontificale. D'ailleurs cela ressemble davantage à la théorie de la CRC - pour autant que je l'ai comprise (?), et il ne me semble pas que Petrus milite en sa faveur.