Si donc quelqu’un dit que le pontife romain n’a qu’une charge d’inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l’Église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux moeurs mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l’Église répandue dans le monde entier, ou qu’il n’a que la part la plus importante et non pas la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n’est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des Églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles : qu’il soit anathème.
Malheureusement pour lui (et pour nous), celui qui tient le gouvernail de l’Eglise en ce moment s’est donné pour tâche de recevoir Vatican II. En le lisant “à la lumière de la Tradition”, certes, mais ce doit être une curieuse tradition tout de même que celle qui l’autorise à aller prier dans la Mosquée bleue, vous ne trouvez pas ? Et à considérer comme deux formes d’un même rite liturgique la messe de saint Pie V et ce que Mgr Lefebvre appelait la “messe de Luther”. La conclusion tirée par Petrus n’engage que lui, évidemment, et le FC n’est pas l’endroit pour en discuter. Mais que les “réponses” fluctuantes des “chefs de file” traditionalistes ne le convainquent pas du tout, pourquoi s’en étonner ? Il suffit de relire ce qu’enseigne Pastor Æternus... V.