Les mots ont un sens
N.M. -  2009-02-02 18:12:21

Les mots ont un sens

Tout le problème est effectivement de savoir en quoi les juifs seraient nos "frères aînés". Ainsi que vous le dites vous-même, les juifs qui n'ont pas reconnu le Christ et continuent dans cette voie ont pour le moins erré. Ces juifs-là ne sont donc en aucune façon nos "frères aînés" dans la foi. Maintenant, que les juifs fidèles de l'Ancien Testament soient nos "frères aînés" dans la foi, nul doute à cela. Mais à part Elie et Enoch, je ne vois présentement guère d'autres "frères aînés" de ce genre susceptibles d'intervenir en ce bas monde. Qualifier de "frères aînés" indistinctement les juifs de tous les temps, et sans préciser en quoi, tout en laissant évidemment accroire que c'est en matière de foi : voilà qui est inadmissible. Ou alors, il faut que l'Apôtre saint Pierre réécrive son discours après la Pentecôte... Or les "modernistes" (ce sont vos propres paroles) qui ont "sauté là-dessus", comme vous dites, ils ont des noms. Ils sont même haut placés. A commencer par un certain Jean-Paul II, qui a qualifié indisntinctement les juifs de "fères aînés dans la foi d'Abraham" (allocution dans la synagogue de Rome, 13 avril 1986). Qui peut affirmer sérieusement que Jean-Paul II a positivement refusé aux juifs talmudiques (auxquels il s'adressait) une telle qualité ? Non, il faudrait arrêter de prendre les catholiques pour des c**s ! Certaines références ont un sens bien précis. Je n'ose pas croire qu'à Menzingen on puisse ignorer à peu près tout de cette sinistre histoire de "frères aînés". Ces excuses que l'on se croit obligé de donner ont une donc saveur bien particulière. Il y a peu de temps, Mgr Fellay ne s'aventurait pas dans de tels marécages...