Ah bon, je serais un menteur ? suite et fin !
jl d'André -  2009-01-19 14:19:49

Ah bon, je serais un menteur ? suite et fin !

Je passe à présent à vos deux assertions intermédiaires que je regroupe ensemble car elles se ressemblent beaucoup :

2. Les accuser d’une faute qu’ils ne peuvent comprendre, mais dire que parce que c’est la vérité, c’est pour leur bien. 3. Dire qu’ils doivent se convertir, et commencer par les accuser d’une faute qu’ils ne pourront comprendre qu’après une conversion avancée, alors que cette accusation ne peut que les éloigner de cette conversion.

Le plus cocasse dans ces deux assertions, c'est qu'elles viennent en réponse à mon post "Ai-je parlé de juger et de condamner ?" où justement je me défends d'avoir voulu juger et encore moins condamner ! Et vous prétendez que je les accuse d'une faute ! Avez-vous seulement compris ce post auquel vous prétendez répondre ? Je vais donc essayer de vous expliquer la même chose mais en le présentant autrement : Pour commettre un péché mortel, il faut trois choses : matière grave, pleine advertance et entier consentement. S'il n'y a pas pleine advertance, le péché n'est que véniel, même s'il y a matière grave. Et dans le cas extrême où il n'y aurait pas advertance du tout (ignorance invincible), il peut n'y avoir pas même de péché véniel. Or nous, observateurs extérieurs, nous ne pouvons nous prononcer que sur la matière grave. La pleine advertance comme l'entier consentement ne sont connus que de Dieu et de l'intéressé. Et donc quand je parle de la faute des juifs, il ne s'agit, bien évidemment, que de la matière de leur faute qui est effectivement très grave, mais je me garde bien de porter un jugement sur les personnes et sur la gravité de leur faute qui peut être plus ou moins grande et même parfois totalement nulle, selon leurs dispositions intérieures que nous ne connaissons pas. Vous semblez insinuer que nous devrions nous abstenir de professer certaines vérités désagréables à autrui sous prétexte qu'ils ne peuvent pas les comprendre. Bien sûr, nous nous devons, dans la mesure du possible, de ne pas heurter notre prochain, mais nous avons aussi un devoir de confession de notre foi catholique qui passe avant ces considérations. Certes, comme tous les préceptes positifs, celui-ci ne s'impose pas en tout temps, mais seulement quand son absence pourrait laisser insinuer que nous n'avons plus la foi. Ainsi ne pas parler du péché spécifique des adeptes de la religion juive (ou plus exactement matière à péché, puisque, encore une fois nous ne pouvons juger les consciences) lorsqu'on parle spécifiquement de la religion juive laisse supposer qu'il n'y a pas matière à péché à approuver la condamnation à mort de Notre Seigneur, autrement dit que celui-ci est peut-être un peu coupable de s'être prétendu Dieu. Qui ne voit qu'il s'agit là d'une apostasie par omission. Enfin, je ne suis pas du tout sûr que les juifs ne soient pas capables de comprendre cela avant de s'être convertis. Il s'agit de vérités simples que tout homme est parfaitement capable de comprendre pourvu qu'on le lui explique. Le grand malheur est que depuis le concile on ne le leur explique plus et c'est pourquoi ils ne le comprennent plus. Au point qu'ils interprètent comme une attaque personnelle le fait que nous prions pour leur conversion alors que c'est l'essence même de la religion chrétienne, mais depuis le concile on leur avait laissé croire que nous y renoncions.