Ah bon, je serais un menteur ? suite !
jl d'André -  2009-01-17 14:30:52

Ah bon, je serais un menteur ? suite !

Après avoir réfuté votre première assertion, je passe directement à la quatrième. Non pas que je veuille esquiver les deux autres (j'y reviendrai), mais parce qu'il me semble que c'est à celle-ci que vous semblez attribuer le plus d'importance. Je n'en veux pour preuve que le fait que vous en reveniez toujours à cet argument lorsqu'on réfute les autres. Vous dites :

4. Dire qu’il respecte le magistère, les papes,… et les traiter de menteurs, même si c’est indirectement.

Je vous rappelle que Nostra Aetate est l'un des schémas du Concile Vatican II et que Vatican II n'est pas un concile doctrinal, comme tous les autres conciles qui l'ont précédé, mais un concile pastoral. Or si la doctrine est du ressort du magistère, la pastorale ne relève pas du magistère mais du ministère. Mais le pape est faillible dans l'exercice de son ministère pastoral, il peut se tromper et il peut même commettre des fautes. Lorsque c'est le cas, cela ne nous dispense pas d'obéir, bien sûr, mais tout en obéissant, nous nous devons de critiquer le mauvais choix qui a été fait, surtout s'il va à l'encontre de l'enseignement du magistère. Dans le cas de Nostra Aetate, il n'y a même pas à obéir puisque cette déclaration n'est assortie d'aucune obligation d'y souscrire nous-même. Quant à l'enseignement constant et unanime du magistère pendant 20 siècles voici comment il a été résumé par Mgr Carli :

Tout le peuple juif du temps de Jésus – entendu dans le sens religieux, c'est-à-dire la collectivité professant la religion de Moïse – fut solidairement responsable du crime de déicide, bien que les chefs seulement, suivis par une partie de leurs adeptes, aient matériellement consommé le crime. Le judaïsme des temps postérieurs à Notre-Seigneur participe lui aussi objectivement à la responsabilité du déicide, dans la mesure où ce judaïsme constitue la continuation libre et volontaire de celui d'alors.

Quant au terme de mensonge qui semble vous choquer, c'était inévitable : le but du Concile Vatican II était l'ouverture au monde or l'esprit du monde est radicalement opposé à celui de Notre seigneur Jésus-Christ. Vouloir complaire au monde sans changer la doctrine ne peut aboutir qu'à des formulation vagues et équivoque dont ce concile fourmille effectivement et qui sont autant de mensonges par omission. Je n'ai fait qu'en souligner un parmi les plus flagrants. Mais ne voyez dans mon attitude aucune défiance envers le magistère. Bien au contraire, je ne souhaite qu'une chose, c'est qu'il assume enfin pleinement sa mission de nous enseigner la vérité trop longtemps occultée par des déclarations comme Nostra Aetate.