Pour qu’Il règne, le bulletin bimestriel du district de Belgique et des Pays-Bas de la Fraternité Saint-Pie X, fait paraître dans son numéro de novembre-décembre 2008 la première partie d’une étude très documentée d’Ingrid de Crayencour A propos du lectionnaire du missel, ainsi qu’un remarquable article sur les croisades par le Dr Alfred Denoyelle. On y trouvera aussi deux lettres où l’auteur anglais, C.S. Lewis, fait parler un démon, Screwtape, prodiguant ses conseils à son jeune neveu, Wormwood, pour l’aider à arracher plus efficacement une âme à « l’Ennemi », c’est-à-dire Jésus-Christ. En voici un extrait à offrir à une personne droguée par les médias : « Tu m’affirmes que tu contrôles les lectures de ton sujet et t’arranges à ce qu’il voie beaucoup son ami matérialiste ; j’en prends bonne note. Mais n’es-tu pas un peu candide ? Tu parais croire que c’est par le raisonnement qu’il échappera aux griffes de l’Ennemi, le Dieu des chrétiens. S’il avait vécu quelques siècles plus tôt, ç’eût été possible. Alors les hommes distinguaient assez bien les choses prouvées de celles qui ne le sont pas, et lorsque la preuve était faite, ils croyaient vraiment. Leurs actes dépendaient encore de ce qu’ils pensaient et ils changeaient leur manière de vivre quand la logique le leur conseillait. Mais, grâce à la presse et à d’autres armes similaires (c’est nous qui soulignons), nous avons profondément altéré cette disposition. Dès son enfance, une douzaine de systèmes philosophiques incompatibles entre eux dansent une sarabande dans la tête de ton sujet. Les doctrines ne lui paraissent pas, à première vue, ‘vraies’ ou ‘fausses’, mais bien ‘académiques’ ou ‘ pratiques’, ‘usées’ ou ‘contemporaines’, ‘conventionnelles’ ou ‘impitoyables’. Pour l’éloigner de l’Eglise, ton plus sûr allié n’est pas le raisonnement, mais bien le jargon philosophique. Ne perds pas ton temps à lui présenter le matérialisme comme une vérité ; fais-lui penser qu’il est fort, ou pur, ou courageux, qu’il est la sagesse de l’avenir. Voilà ce qu’il aimera ». - De l’autre côté de la Manche, un auteur français disait : « Les idées ne sont pas généreuses ; elles sont vraies ou fausses ».