Quelle que soit son autorité, le magistère n'a pas la possibilité de ne pas être assisté divinement.
Certes, mais encore faut-il que le détenteur du magistère exerce effectivement celui-ci. Et même dans ce cas il peut fort bien résister aux inspirations de cette assistance divine. Sinon, il serait toujours infaillible et le concile Vatican I se serait lourdement "planté" en définissant les conditions de l'infaillibilité pontificale. Et excusez-moi de préférer suivre le magistère de Vatican I que celui de Athanasios 1er. Le premier pape Saint Pierre n'a-t-il pas bénéficié de l'assistance divine lorsqu'il a déclaré et avec serment : "Je ne connais pas cet homme" en parlant de Notre Seigneur ? Oui ! assurément et c'est Notre Seigneur lui-même qui l'affirme : "J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas, et toi lorsque tu seras converti, affermis tes frères". L'assistance divine promise au Saint Père ne l'a jamais empêché de proférer des déclarations mauvaise tant qu'il n'y engageait pas son infaillibilité.