Le caractère obligatoire d'un texte du magistère est l'une des condition de son infaillibilité
OK, c'est mieux.Dans le cas de Dignitatis Humanae, cette déclaration n'est pas infaillible parce qu'elle n'est pas obligatoire.
Ils n'ont pas voulu en faire un enseignement infaillible, parce qu'ils n'ont pas voulu faire des définitions. Il n'y a donc pas d'obligation de la foi elle-même, mais seulement le devoir de « donner l'assentiment religieux de [notre] esprit ». Qu'ils n'aient pas rendu ces enseignements facultatifs, cela est clairement rappelé par les papes suivants. Ces textes jouissent de l'autorité du Magistère ordinaire non infaillible, la même autorité que les encycliques. (Concernant Humani Generis, certes le contexte est différent, mais cela montre que le Magistère non-infaillible n'est pas pour autant facultatif - mais vous êtes maintenant d'accord sur ce point). Au fond, je pense pouvoir dire sans déformer votre pensée que vous n'êtes pas d'accord avec les papes depuis Paul VI sur le degré d'autorité que le Concile a voulu utiliser : contrairement à eux, vous pensez que le Concile n'a voulu créer aucune obligation. Je pense que nos pouvons nous arrêter à ce constat.Il parle seulement à la fin de l’accord universel du Magistère ordinaire de l’Eglise, qui n'est pas exactement la même chose que l'accord du Magistère ordinaire et universel de l'Eglise. En effet, le pape avait eu confirmation éclatante de l'universalité dans le lieu, mais pas dans le temps ce qui nécessitait qu'il confirme le dogme de son autorité infaillible.
Bah si, c'est bien la même chose ! Il dit que cet enseignement est infaillible ("d’une façon tout à fait certaine et exempte de toute erreur", "on tire un argument certain et solide"). Certes, pour l'infaillibilité il ne réclame pas l'universalité dans le temps : mais c'est tout simplement parce que cette condition est abusive et n'a pas lieu d'être ! Comme je le disais plus hautLe Magistère Vivant est la règle prochaine de notre Foi, c'est par son enseignement d'aujourd'hui que nous connaissons la Révélation transmise par les Apôtres à l'Église.
Pourquoi alors le Pape a-t-il défini solennellement le dogme, s'il était déjà enseigné infailliblement ? Cela donnait au dogme beaucoup plus d'éclat, et il est plus facile pour les fidèles de constater l'infaillibilité à partir d'une définition solennelle qu'à partir du M.O.U.