Eh bien justement examinons ces textes
jl d'André -  2008-11-21 22:37:43

Eh bien justement examinons ces textes


Vous confondez non infaillible et non obligatoire !

Oh non je ne les confond absolument pas. Le caractère obligatoire d'un texte du magistère est l'une des condition de son infaillibilité (mais ce n'est pas la seule, il y faut aussi que ce soit une question de foi et de moeurs, que le pape parle en tant que pasteur et docteur de l'Eglise et fasse appel à sa suprême autorité apostolique). Dans le cas de Dignitatis Humanae, cette déclaration n'est pas infaillible parce qu'elle n'est pas obligatoire. C'est le refus des pères du concile de rendre cette doctrine obligatoire qui l'a rendue du même coup non infaillible. Vous citez la remarquable encyclique de Pie XII Humani generis. Fort bien ! mais vous êtes hors sujet car le pape n'y parle pas du Magistère ordinaire et universel propre à l'ensemble du collège épiscopal, mais du magistère ordinaire du seul souverain pontife. Vous remarquerez néanmoins la fin de cette citation : l'un des arguments avancés par Pie XII pour demander notre assentiment à son magistère ordinaire est que "ce qui est proposé et rappelé dans les encycliques appartient déjà par ailleurs à la doctrine catholique". Or c'est justement cela qui manque à DH qui s'éloigne de façon impressionnante de la doctrine catholique. Quand à la Constitution Munificentissimus Deus du même Pie XII, elle ne me contredit pas bien au contraire, puisqu'à aucun moment, le pape ne parle au sujet de la réponse des évêques de Magistère Ordinaire et Universel. Il parle seulement de magistère ordinaire. Il parle seulement à la fin de l’accord universel du Magistère ordinaire de l’Eglise, qui n'est pas exactement la même chose que l'accord du Magistère ordinaire et universel de l'Eglise. En effet, le pape avait eu confirmation éclatante de l'universalité dans le lieu, mais pas dans le temps ce qui nécessitait qu'il confirme le dogme de son autorité infaillible.

Pas du tout ! J'exige d'eux une vraie réciprocité : tant qu'ils n'y seront pas disposés, ils ne pourront pas exiger un plein usage de leur LR. Ce que je souligne, c'est que leur péché contre notre droit naturel à la LR ne légitime pas que nous violions nous aussi leur droit naturel à la LR, mais seulement que nous en limitions l'usage pour nous protéger.

Alors là vous vous moquez du monde ! Votre soi-disant exigence de réciprocité est une basse combine pour ne rien faire. Vous savez très bien que jamais les musulmans n'accepteront une telle condition qu'ils assimileraient à juste titre à une abjuration. Comprenez donc que les musulmans ne sont pas des libéraux comme vous. Ils croient à ce qu'ils professent. Et ils continueront à croire que notre religion n'a aucun droit, même lorsqu'ils lui tolèreront une certaine liberté au titre de la réciprocité. Et en contrepartie, nous ne devons nous aussi ne leur accorder qu'une simple tolérance qui ne sera jamais un droit. Car nous aussi, nous croyons que notre religion est la seule vraie et avec bien plus de raison qu'eux, en raison des preuves qui nous en ont été données.