Quelques textes
dominique bontemps -  2008-11-21 18:35:52

Quelques textes

Vous confondez non infaillible et non obligatoire ! La citation du CEC aurait pourtant déjà dû vous faire remettre en question votre position hasardeuse

Mais ils se trompent car le Concile ne relève pas du magistère ordinaire, mais du magistère extraordinaire. (...) Quant au magistère authentique, celui-ci a explicitement décidé de ne pas faire usage de l'infaillibilité en déclarant cette nouvelle doctrine obligatoire. Elle n'est donc ni obligatoire, ni infaillible.

Voici quelques textes qui pourraient vous éclairer utilement : Pie XII, dans Humani generis:

Il ne faut pas estimer non plus que ce qui est proposé dans les encycliques ne demande pas de soi l’assentiment, les Papes n’y exerçant pas le pouvoir suprême de leur Magistère. Cet enseignement est celui du Magistère ordinaire auquel s’applique aussi la parole: “Qui vous écoute, m’écoute” (Lc X, 16); et le plus souvent ce qui est proposé et rappelé dans les encycliques appartient déjà par ailleurs à la doctrine catholique.

Selon Pie XII : les encycliques relèvent du Magistère ordinaire, et demandent donc l'assentiment même lorsqu'elle ne sont pas infaillibles.

Mais, d'une part, les évêques ainsi interrogés (...) n'avaient effectivement d'autre source d'information que la tradition perpétué dans leurs diocèse depuis les temps apostoliques.

Lorsque les évêques affirment qu'une vérité est contenue dans la Révélation, ou qu'elle découle de la Révélation, leur source d'information sur la Révélation est toujours la tradition perpétuée dans l'Église ! Mais ce n'est pas une condition que nous devrions vérifier avant d'adhérer ! Au contraire, le Magistère Vivant est la règle prochaine de notre Foi, c'est par son enseignement d'aujourd'hui que nous connaissons la Révélation transmise par les Apôtres à l'Église.

D'autre part, Pie XII n'en a absolument pas conclu que cette doctrine était couverte par le MOU ce qui l'aurait rendue infaillible. Bien au contraire, il a cru nécessaire de la confirmer en la définissant ex cathedra et c'est cette définition solennelle, seule, qui prouve l'infaillibilité du dogme de l'assomption.

Vous semblez bien sûr de vous ! C'est d'autant plus dommage que Pie XII lui-même vous contredit dans la Constitution Munificentissimus Deus par laquelle il définit justement le dogme :

Et ceux que “l’Esprit-Saint a établis évêques pour gouverner l’Eglise de Dieu”, donnèrent à l’une et à l’autre question une réponse presque unanimement affirmative. Cet “accord remarquable des évêques et des fidèles catholiques”, qui estiment que l’Assomption corporelle au Ciel de la Mère de Dieu peut être définie comme un dogme de foi, comme il Nous offre l’accord de l’enseignement du Magistère ordinaire de l’Eglise et de la foi concordante du peuple chrétien - que le même magistère soutient et dirige - manifeste donc par lui-même, et d’une façon tout à fait certaine et exempte de toute erreur, que ce privilège est une vérité révélée par Dieu et contenue dans le dépôt divin, confié par le Christ à son Epouse, pour qu’Elle le garde fidèlement et le fasse connaître d’une façon infaillible. (...) C’est pourquoi, de l’accord universel du Magistère ordinaire de l’Eglise, on tire un argument certain et solide, servant à établir que l’Assomption corporelle au ciel de la bienheureuse Vierge Marie - laquelle, en ce qui concerne la “glorification” céleste du corps virginal de la Mère de Dieu, ne pouvait être connue par les forces naturelles d’aucune faculté de l’âme humaine - est une vérité révélée par Dieu, et par conséquent, elle doit être crue fermement et fidèlement par tous les enfants de l’Eglise.


Vous envisagez d'accorder un droit à la liberté religieuse à des musulmans en pays catholique en contrepartie d'une simple tolérance accordée aux catholiques en pays d'Islam.

Pas du tout ! J'exige d'eux une vraie réciprocité : tant qu'ils n'y seront pas disposés, ils ne pourront pas exiger un plein usage de leur LR. Ce que je souligne, c'est que leur péché contre notre droit naturel à la LR ne légitime pas que nous violions nous aussi leur droit naturel à la LR, mais seulement que nous en limitions l'usage pour nous protéger.