« l'idolâtrie est contraire à l'ordre public juste » Mais on pourrait dire de la même façon que "l'islam est contraire à l'ordre public juste" et que "l'indouisme est contraire à l'ordre public juste", de même pour le judaisme, le protestantisme, etc. La religion catholique étant la seule vraie, la seule juste, toutes les autres sont contraires à l'ordre public juste.
En disant cela, je suggérais une piste de réflexion, mais je ne sais pas encore où elle va : peut-être faut-il oublier cet argument. En tout cas, on ne peut pas comprendre l'ordre public juste de DH comme exigeant que toutes les religions non-catholiques soient interdites de manifestations extérieures : cela est manifestement contraire à ce que DH veut enseigner. Concernant les fausses religions, le Père Basile insiste beaucoup sur l'exigence de réciprocité dans l'ordre public juste (il semble en conséquence favorable à ce qu'on restreigne l'usage de la LR pour les musulmans) ; j'en parlerai dans ma réponse à Meneau.Or, ce n'est évidemment pas ainsi qu'est habituellement comprise la notion d'ordre public juste qu'on a plutôt tendance à assimiler à la tranquilité publique. Le texte de DH mériterait d'être mieux explicité.
DH définit explicitement ce qu'il entend par "ordre public juste". La difficulté de compréhension vient du fait que DH reprend la notion classique d'ordre public, que les juristes utilisent mais qui est insuffisante, et la corrige en "ordre public juste" : le concile espérait sans doute se faire mieux comprendre des juristes, en utilisant des mots auxquels ils sont familiers. C'est une manière de faire normale de reprendre des termes existants en en corrigeant la signification, mais cela peut prêter le flan à des lectures déviantes.Mais c'est effectivement ainsi que l'on peut concilier des textes en apparence si contradictoires : Il faut réinterprêter DH à la lumière de la doctrine traditionnelle de l'Eglise. Or vous, depuis le début de ce fil, vous faites exactement le contraire : vous réinterprêtez tous les textes du magistère à la lumière de DH comme si c'était DH qui était infaillible alors qu'au contraire, c'est le seul texte dont on est sûr qu'il ne le soit pas, et de par la volonté explicite de ses auteurs.
Nous avons déjà évoqué ce point ici et là : DH relève au-moins du Magistère authentique (plusieurs pensent toutefois que sa doctrine est désormais couverte par l'infaillibilité du Magistère Ordinaire et Universel).