Mais oui, bien sûr
jl d'André -  2008-11-13 14:18:15

Mais oui, bien sûr

Le pape a écrit "les violations", sans préciser s'il s'agissait de "certaines violations" ou "toutes" ou "aucune" justement pour ne laisser aucune prise à votre interprétation. Et le texte latin est encore plus fort, puisqu'il n'y a pas d'articles, c'est "violations" dans son sens le plus général. Le pape se refuse d'en préciser le nombre parce qu'il édicte une loi universelle et qu'il s'agit des violations en général. Leur quantité n'est pas précisé, justement pour ne pas permettre de faire porter sur elle la négation qui doit rester dans le domaine du droit (en l'occurence du devoir. C'est le devoir de réprimer les violations qui est en cause. Et c'est le fait de ne pas reconnaître ce devoir qui est condamné. C'est cela qui est important. L'incise "à moins que la tranquillité publique ne le demande" est aaccessoire. Elle ne vient là que pour souligner qu'on n'échappe pas à sa condamnation en admettant une exception à cette non reconnaissance du devoir de réprimer. Parce que la rêgle doit être le devoir de réprimer et que ce ne doit pas être l'exception. Alors l'exception qu'il cite est celle qui était à la mode à son époque la tranquilité publique. Mais vouloir élargir l'exception ne suffit pas à échapper à la condamnation puisque ce qui est condamné, c'est la non reconnaissance du devoir de l'Etat à réprimer. Le pape se place au niveau des principes, pas de l'exception et il ne cite l'une des exceptions que pour confirmer qu'elle ne suffit pas à justifier l'absence du principe.