Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l'Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation que : " la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n'est dans la mesure où la tranquillité publique le demande ".
Devant ce texte pourtant clair, vous demandez s'il faut l'interpréter selon la formule :1. « la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales aucune des violations [...], si ce n'est dans la mesure où la tranquillité publique le demande »
ou selon la formule :2. « la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales certaines des violations [...], si ce n'est dans la mesure où la tranquillité publique le demande »
Je réponds simplement qu'il faut l'interpréter selon la formule :« la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations [...], si ce n'est dans la mesure où la tranquillité publique le demande »
Ce n'est ni certaines, ni aucune, l'article "les" nous laisse dans l'indétermination. Cela signifie que l'Eglise ne fixe pas d'autres limites au devoir de l'État de réprimer les violations etc, que celles qu'il se fixe lui-même en fonction de la poursuite du bien commun. Autrement dit, l'État réprimera toujours sauf si cette répression menaçait l'ordre public juste. Mais si en dépit de mes explications, vous continuez à avoir des doute sur l'interprétation à donner à Quanta Cura, reportez-vous au début de la citation :Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l'Église et des saints Pères, ils affirment
Le bienheureux Pie IX fait explicitement référence à la doctrine de la Sainte Écriture, de l'Église et des saints Pères. Or que nous enseignent-ils sinon le devoir de l'État de réprimer les manifestation extérieures publiques des fausses religions sauf s'il devait en résulter un mal plus grand (auquel cas on pourrait temporairement tolérer). Le bienheureux Pie IX ne fait que rappeler cette doctrine en la confirmant de son autorité infaillible. Autrement dit, si vous aviez toujours un doute sur l'interprétation de Quanta Cura, il faut l'interpréter à la lumière de la doctrine de la Sainte Écriture, de l'Église et des saints Pères et non à celle d'une déclaration conciliaire comme Dignitatis humanae qui n'engage pas l'autorité du Magistère.