Antonio Thomas - 2008-11-11 17:49:19
Ce cher Gaffiot
Parmi tous le sens que Gaffiot donne du mot "violator", aucun n'est "violateur du droit". L'un d'entre eux est "violateur" tout court, au sens que le mot violateur a lorsqu'il a pour complément le droit. En d'autres termes, le complément "du droit" ne fait pas partie de la traduction de "violator". Il existe d'ailleurs d'autres cas où le mot "violator" peut être traduit par "violateur" (Gaffiot cite celui de violateur d'un traité, d'autres citent violateur d'une sépulture, ou violateur d'un domicile.)
Les ajouts de mots entre crochets signalent d'ordinaire, dans Gaffiot, la précision d'un contexte ou d'un emploi particulier. Les mots [du droit] ajoutés entre crochets par Gaffiot signifient que la traduction proposée (avant les crochets) s'applique en particulier au cas où le complément est l'expression entre crochets.
La preuve : Gaffiot renvoie à Tite Live (4,XIX,3), qui écrit en ce lieu :
"Hicine est, inquit, ruptor foederis humani violatorque gentium iuris".
On s'en doutait : le mot "juris" est explicitement en dehors du mot "violator".
Dans le texte de "Quanta Cura", le complément est "catholicae religionis" et non point "juris". Il n'y a aucun fondement à restreindre au cas du droit la traduction ou l'interprétation de "violator" en ce passage.
Antonio Thomas.