nouvelle réponse à Antonio Thomas
dominique bontemps -  2008-11-11 15:58:47

nouvelle réponse à Antonio Thomas

Je réponds ici à ce message, parce que le sujet est le même qu'ici.

Vous constaterez tout comme moi que Dominique Bontemps répond en n'apercevant même pas qu'il a remplacé une traduction par sa propre interprétation du texte.

Et bien, proposez vous-même une traduction qui ne soit pas une interprétation, si ça existe ! Évitez en particulier de reprendre la version "violations de la loi catholique", dont il est maintenant admis qu'elle est inadéquate.

1. Rendre "violatores catholicae religionis" par "ceux qui font violence à la religion catholique", ce n'est plus traduire, c'est changer le texte en l'amputant d'une partie de l'amplitude de sa signification. Il essayera sans doute de nous en donner moultes explications : mais ce sera en vain, car il ne lui est pas demandé de justifier sa vision des choses, mais de respecter le texte tel qu'il est, purement et simplement.

Je trouve que votre attitude n'est pas honnête sur ce point : vous argumentez contre mon interprétation, et vous méprisez par avance toutes les réponses que je pourrais vous faire ! (et vous récidivez dans votre point 2.) À titre d'illustration, laissez-moi paraphraser votre commentaire, je suis sûr que vous apprécierez : « Rendre "violatores catholicae religionis" par "les violations de la loi catholique", ce n'est plus traduire, c'est déformer le texte en y rajoutant des choses qui n'ont rien à voir. Vous essayerez sans doute de nous en donner moultes explications : mais ce sera en vain, car il ne vous est pas demandé de justifier votre vision des choses, mais de respecter le texte tel qu'il est, purement et simplement. » Quant au fond de votre reproche :

Ensuite, il interprète cette expression "violatores catholicae religionis" comme "atteintes aux droits de l'Eglise". Vous avez parfaitement raison de dire que, ce faisant, il en restreint la portée, mais il semble ne pas en avoir conscience

Le terme "violatores" inclut une très claire idée de violence, le plus souvent physique, mais parfois au sens de violation des droits ou de profanation. On peut consulter le dictionnaire Gaffiot, qui cite explicitement "violateur du droit" parmi les sens du mot : « Violator, oris, m (violo) : celui qui porte atteinte à [en parlant d'un meurtrier] || [fig.] profanateur || violateur [du droit] ; [d'un traité] ; [en accord avec un nom féminin] ». Mon interprétation me semble vraiment la plus naturelle. Évidemment, aucune traduction n'est parfaite, et il y aura toujours à arguer. Aussi, permettez-moi de donner un argument complémentaire : Un condamnation, lorsqu'il subsiste un doute sur ce qui est précisément condamné, doit se prendre au sens le plus restreint. C'est un principe classique de droit. Autre argument, définitif : si tout ce qu'il y a au-dessus ne vous a pas encore convaincu, vous avez à votre disposition une interprétation authentique que le Magistère a fait de cette doctrine : DH affirme que le droit à la LR est compatible avec la doctrine traditionnelle de l'Église sur ces sujets.

Après quoi, il donne des exemples qui, de fait, orientent la pensée vers plus de restriction encore.

Un exemple n'est qu'un exemple : il permet de mieux comprendre, tout en étant nécessairement un cas particulier.