Qui n'accepte pas l'enseignement du magistère ?
jl d'André -  2008-11-10 21:24:21

Qui n'accepte pas l'enseignement du magistère ?

Voici l'enseignement du Magistère : QUANTA CURA (Propositions condamnées)

A - "La meilleure condition de la société est celle où on ne reconnait pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n'est dans la mesure où la tranquillité publique le demande". B - "La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme". C - "Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée."

Maintenant voici la déclaration de Vatican II où a été pris bien soin de ne pas engager l'autorité du magistère : DECLARATION DIGNITATIS HUMANAE (Propositions enseignées)

A - "En matière religieuse, nul ne doit être empêché d'agir en public selon sa conscience, seul ou associé d'autres, dès lors que l'ordre public juste est sauvegardé". B - "Le Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse (au for interne et externe) C - "Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l'ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu'il constitue un droit civil."

Alors à qui faut-il obéir ? Où est l'autorité de l'Eglise ? Je rappelle comment le Bienheureux Pie XI termine son encyclique :

Au milieu donc d'un telle perversité d'opinions corrompues, Nous souvenant de Notre charge Apostolique, dans notre plus vive sollicitude pour notre très sainte religion, pour la saine doctrine, et pour le salut des âmes à Nous confiées par Dieu et pour le bien de la société humaine elle-même, Nous avons jugé bon d'élever à nouveau Notre Voix Apostolique. En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces Lettres, Nous les réprouvons, proscrivons et condamnons de Notre Autorité Apostolique ; et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l'Église catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées.

Et c'est à une telle condamnation solennelle (dont on chercherait en vain l'équivalent dans Vatican II) que vous voudriez que nous passions outre ! Mais ce n'est pas possible ! Quel sens avez-vous de la fidélité à l'Eglise pour oser nous proposer une telle chose ?