Si ! ils parlent exactement de la même chose
jl d'André -  2008-11-10 18:14:30

Si ! ils parlent exactement de la même chose

Et ils disent exactement le contraire. Alors il ne sert à rien de discuter à n'en plus finir sur tous les points annexes où les deux doctrines sont évidemment compatible pour mieux occulter leur opposition fondamentale. Il ne s'agit pas de liberté psychologique ni morale, mais exclusivement de liberté physique. Il ne s'agit pas du for interne qui concerne nos pensées, mais aussi les manifestations extérieures privées de ce que nous croyons, mais exclusivement du for externe : la liberté pour les manifestations extérieures publiques des fausses religions. Enfin, nous nous plaçons dans un contexte calme, paisible. Il n'y aurait aucun trouble à l'ordre public juste à l'exercice public des fausses religions comme il n'y aurait aucun trouble à ce que cet exercice soit interdit. Dans ce cadre-là, que peut faire l'Etat, que doit faire l'Etat ? A cette question simple ainsi bien délimitée, Dignitatis Humanae répond que l'Etat doit laisser la liberté, qu'il n'a pas le droit d'interdire l'exercice public des fausses religions, que les personnes ont droit à l'immunité de contrainte tant que l'ordre juste n'est pas menacé. A cette même question, Quanta Cura répond avec d'ailleurs toute la tradition de l'Eglise depuis 2000 ans que l'Etat a non seulement le droit de réprimer les manifestation extérieures publiques des fausses religions, mais qu'il en a même le devoir impérieux. Que celles-ci ne doivent être éventuellement tolérées que s'il y avait un plus grand mal à les réprimer. Il n'est pas possible d'avoir deux doctrines plus contradictoires que ces deux-là. Et toute l'habileté de thèses comme celles du frère Basile consiste à noyer le poisson en parlant de tout autre chose pensant que l'abondance de textes masquera mieux cette divergence fondamentale.

En matière de discernement de l'exercice de cette autorité, vous avez largement prouvé votre incompétence

Excusez-moi, si en la matière je préfère me référer au magistère du concile Vatican I qui en a fixé les conditions définitives plutôt qu'au magistère de M. Athanasios 1er.