Nature sociale de l'homme
dominique bontemps -  2008-11-10 13:22:25

Nature sociale de l'homme


Qu'il existe une liberté au fort interne et privé pour permettre l'adhésion au Christ, nul n'en doute ! Le fait que cette sphère de liberté s'étende à l'exercice public d'un faux culte, c'est ce que je nie, car justement cela va à l'encontre de la possession de la vérité en commun - nous parlons ici évidemment de la Seule Vraie Vérité. Et c'est justement dans ce cas qu'il est justifié, pour le bien commun, de restreindre une liberté individuelle pour le plus grand bien de tous.

Le Concile en juge autrement : pour lui, cette sphère de liberté a une extension naturelle au domaine public, en raison de la nature sociale de l'homme. Citons DH3 (c'est moi qui souligne) :

(...) Mais la nature sociale de l'homme requiert elle-même qu'il exprime extérieurement ces actes internes de religion, qu'en matière religieuse il ait des échanges avec d'autres, qu'il professe sa religion sous une forme communautaire. C'est donc faire injure à la personne humaine et à l'ordre même établi par Dieu pour tes êtres humains que de refuser à l'homme le libre exercice de la religion sur le plan de la société dès lors que l'ordre public juste est sauvegardé. En outre, par nature, les actes religieux par lesquels, en privé ou publiquement, l'homme s'ordonne à Dieu en vertu d'une décision personnelle, transcendent l'ordre terrestre et temporel des choses. Le pouvoir civil, dont la fin propre est de pourvoir au bien commun temporel, doit donc, certes, reconnaître et favoriser la vie religieuse des citoyens, mais il faut dire qu'il dépasse ses limites s'il s'arroge le droit de diriger ou d'empêcher les actes religieux.

Je ne peux que constater que votre jugement sur ce point est en désaccord avec celui du Magistère récent. Mais au fond vous n'êtes malheureusement pas le seul.