Ma réponse
Meneau -  2008-11-09 20:46:08

Ma réponse


« Selon la doctrine traditionnelle, la vérité religieuse, et concrètement la possession en commun de cette vérité ainsi que la pratique commune de la vraie religion sont un élément majeur du bien commun. Et c’est pourquoi, de soi, la propagande de l’erreur religieuse est contraire au bien commun : d’où l’impossibilité d’un droit naturel, d’un droit de la personne, à la liberté en matière religieuse » La conclusion ne découle pas de la prémisse : en effet, le fait que la personne humaine dispose d'une sphère de liberté, pour pouvoir adhérer au Christ non par crainte mais par amour, cela aussi est un élément essentiel du bien commun.

Vous semblez admettre la prémisse : la possession en commun de la vérité et la pratique commune de la vraie religion sont un élément majeur du bien commun. Il s'ensuit logiquement que tout ce qui va à l'encontre de cette possession en commun va à l'encontre du bien commun, je ne vois pas où est la faille. Le fait que la personne humaine dispose d'une sphére de liberté est hors de propos et n'invalide pas l'inférence : nous parlons du bien commun, non du bien individuel. Il est évident que l'atteinte du bien commun passe parfois par la négation de l'un ou l'autre intérêt individuel. Cordialement Meneau