Là vous mélangez un peu tout : la formule "Anathema sit" et le fait de condamner ne sont pas des éléments constitutifs d'une définition dogmatique !
Mais bien sûr que si ! Si une doctrine est définie par l'Eglise, qu'elle est obligatoire, l'Eglise se doit de condamner tous ceux qui la rejettent. Et c'est à cette condamnation que l'on reconnaît que cette doctrine est obligatoire et définie par l'Eglise. Et il est bien sûr nécessaire qu'une doctrine soit obligatoire pour être infaillible. Par ailleurs, vous semblez tiquer lorsque je souligne que "l'autorité du Magistère suprême ordinaire" n'a pas de sens. La Commission Doctrinale du Concile qui était composée de théologiens connaissant leur métier avait évité ici l'emploi des mots extraordinaire et - ordinaire. Déclarer comme Paul VI que l'autorité du Concile est celle du Magistère suprême ordinaire n'a pas de sens puisqu'un Concile est un événement extraordinaire. La Commission Doctrinale, comme on l'a vu, n'avait nullement parlé de l'autorité du "Magistère suprême ordinaire" ce qui ne veut rien dire mais de l'enseignement du "Magistère suprême de l'Église" ce qui est bien exact. Vatican II était bien le "Magistère suprême de l'Église" mais, pour les raisons que j'ai indiquées, il n'a pas voulu, comme l'a confirmé Paul VI, "proclamer des dogmes affectés de la note d'infaillibilité"